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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 15:16

Mon billet du jour. Il s'agit bien de remettre les pendules à l'heure...


Cela commence par une forte irritation au niveau du vocabulaire, qui me démange depuis plusieurs semaines. Elle concerne le verbe "blanchir". La guérison passe sans doute par une "application juridique".

En effet, je suis allée plonger mon nez dans le Petit Larousse qui me dit entre autres ceci : Blanchir quelqu'un: 4. Démontrer l'innocence de qqn. ; disculper, innocenter.

 

Or, il y a encore si peu, sur France Inter, Yvan Levaï a parlé du "plus grand expatrié de France" (voir mon billet sur les mauvais Francais de M. Cahuzac) qui était tout juste rentré quasiment en fanfare de New York, en disant qu'il avait été blanchi par le juge New-Yorkais. Il y a encore quelques jours, le terme était de nouveau repris par une journaliste sur une chaîne d'infos, je ne me rappelle plus laquelle. On finit par s'habituer à ce vocabulaire.

 

Mais voilà, si on se penche sur le jugement, on peut y lire que l'ex-premier intéressé des médias n'a pas pu être inculpé (mis en examen, dirait-on en France) en l'absence de l'établissement de sa culpabilité au delà du doute raisonnable. Un sacré distinguo!  Cela ne signifie absolument pas qu'il y ait eu disculpation dudit intéressé.


L'heure est grave : un tel contre sens dans les mots de la part de gens censés relayer - correctement! - les informations est proprement intolérable. Dans d'autres professions, ils seraient carrément passible d'un blâme pour faute professionnelle. C'est pourquoi je recommande vivement un crash-course en droit pénal pour tous ces messieurs journalistes si prompts à "vulgariser" les décisions des tribunaux en les interprétant, voire en les déformant. Ou alors se pourrait-il que le tour de passe-passe soit réalisé sciemment pour nous refourguer tant bien que mal - surtout mal - ce représentant de l'historiquement célèbre "gauche caviar", que je n'ai jamais considéré comme un homme de gauche?...

 

Et il serait plus qu'étonnant qu'il ne revienne pas aux affaires politiques. Cela dit, on aura beau me vanter ses talents de sauveur de l'Europe à la tête du FMI, de grand économiste, j'attends encore les preuves. Au fait , le monde se porte-t-il mieux depuis son arrivée au FMI? On a évité la catastrophe, me dira-t-on? Ah bon, alors c'est génial, tout baigne.

 

Pour ma part, cela faisait longtemps que je tenais ce monsieur, du moins politiquement, en petite estime et cela s'est confirmé, cette fois au niveau humain, le soir du 6 mai 2007, lorsque, sans même daigner avoir un seul mot pour la candidate socialiste battue, il s'est empressé sur le plateau de télé de déclarer qu'il était prêt, et cela seulement quelques secondes après la fin du discours de Ségolène Royal. Quel style! Décidément, quelle élégance...


En attendant, messieurs et mesdames les journalistes, de grâce, faites votre travail correctement et arrêtez de nous faire prendre des vessies pour des lanternes!   

 

Deuxième motif d'irritation. Quand j'entends dire à la radio - France Inter - que 30 gendarmes sont venus à l'aéroport pour assurer la protection de ce monsieur à son retour des Amériques ! Ah bon, à quel titre officiel avait-il droit à une protection payée par les deniers publics? N'est-il pas redevenu un citoyen comme les autres, ce qui impliquerait que s'il veut une protection rapprochée, il n'a plus qu'à se payer des bodyguards. Un point c'est tout. Mais étrangement, cette "bizarrerie" onéreuse pour le contribuable n'a pas été évoquée par les médias... Mais peut-être que quelqu'un, un lecteur par exemple, sera assez obligeant pour m'expliquer le bien-fondé de cette intervention gendarmesque...

 

Et pour finir, troisième sujet d'irritation, et même plus, je vire à l'écarlate : perdue entre des nouvelles de la layette de l'une et du menu truffé du mari de l'autre dans les journaux, cette nouvelle en fin de colonne:

 

LA FAMINE S'ÉTEND ENCORE EN SOMALIE.

 

Les médias ont les priorités qu'ils veulent...

 

Toujours est-il que certains médias, eux, ont bien apporté la preuve qu'ils sont coupables de blanchiment de l'information, et ce, au-delà du doute raisonnable.

 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 21:14

Il faudrait vraiment arrêter de nous prendre  pour des imbéciles avec cette douteuse théorie de l'école "à l'allemande" !

 

Le système scolaire allemand consisterait, nous disent médias et politiciens réunis, dans les cours le matin, et le sport l'après-midi, (même France-Inter, station encore "écoutable" par ailleurs,  nous l'a martelé plusieurs fois cette semaine). 

 

 STOP!

 

L'école à l'Allemande n'existe pas ! On ne vous l'avait pas dit ? Pour preuve : il n'y a pas de ministère de l'éducation nationale en Allemagne, contrairement au système régnant en France. Au niveau fédéral, le gouvernement allemand n'est pas compétent. Ce sont les gouvernements des Länder respectifs qui définissent leur propre politique scolaire. Ce qui aboutit à des systèmes scolaires différents d'un Land à l'autre, et, forcément, à une compétition entre eux. La Bavière s'en tire bien : un baccalauréat bavarois est bien mieux côté qu'un baccalauréat de Hesse.

 

Autre rectificatif qui s 'impose : les Allemands AVAIENT autrefois cours le matin, mais l'enquête PISA (PISA-Studie : un classement des résultats scolaires par pays) est passée par là et, comme leurs mauvais résultats en ont vexé plus d'un en Allemagne, la plupart des Länder jusque-là adeptes de l'école uniquement le matin, on décidé de passer progressivement à l'école toute la journée. Cela ne se fait sans mal, ne serait-ce, entre autres, que parce que les écoles n'ont pas ou ont peu de cantines. À ce sujet, je renvoie le lecteur à un article très pertinent du journal la Croix, intitulé L'école allemande rallonge ses horaires, qui décrit les points positifs et les faiblesses du système scolaire en Allemagne.

 

Par ailleurs, il a été décidé d'harmoniser les programmes entre les Länder pour aboutir finalement à un baccalauréat commun. Jusque-là, chaque Länder avait son propre programme.

Bref, les Allemands  s'inspirent un peu du système français. 

 

 

 Revenons à la" légende" de l'école scolaire "à l'allemande" : un écolier allemand qui a encore cours uniquement le matin (de plus en plus rare), rentre chez lui vers 13 ou 14 heures, mange le repas que lui a concocté sa maman bien rôdée dans son rôle de mère au foyer, qui ensuite se transforme en maman-taxi pour l'emmener aux activités de l'après-midi, PAYANTES BIEN SÛR, puisque toutes les activités, sports inclus, se font dans des clubs  privés payants. Les écoles n'ont absolument rien à voir avec tout cela. C'est ce que l'on ne dit pas aux gens en France ! On leur fait croire que tout est organisé par l'école et que c'est donc gratuit.

 

Ce qui veut dire, si je ne me trompe, que les parents qui travaillent, et en première ligne les femmes, ne sont pas sortis de l'auberge si dorénavant, leurs enfants ne vont à l'école que le matin. Avec une telle galère, beaucoup de femmes se verraient obligées de retourner  à leur fourneaux. Vous me direz, les femmes de retour à la maison, cela allègerait le taux de chômage...

 

Finalement, c'est peut-être cela  qu'on ne nous avait pas dit...   

 

 

Mais qu'à cela ne tienne ! Pourvu qu'on fasse "comme les Allemands" ! Cela ne vous rappelle pas quelqu'un ? Pardi ! Le facteur de Tati. Lui, il faisait "comme les Américains" !

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 19:19

 

Alors, comme ça, la France aurait empoché le "privilège" d'organiser la prochaine coupe d'Europe de football, c'est du moins ce que je viens d'entendre à la radio.

 

Eh bien, nous voilà ravis! Et ce sont certainement les forces de l'ordre qui doivent jubiler, parce qu'une coupe d'Europe de foot, ou d'autre chose d'ailleurs, c'est avant tout une gageure, un casse-tête, question sécurité. Mais ne nous dit-on pas, par la voix de notre président, qu'en tant de crise, il est important  d'organiser de grands événements, surtout sportifs (du pain et des jeux!), et puis, qu'on se le dise (il nous le dit): le football n'est-il  pas le plus grand de tous les sports ?...  Toujours partant pour une grande tirade, notre président. Cela-dit, valoriser un sport en dévalorisant du même coup tous les autres, il faut oser. Ou alors il s'en "foot" et s'en remet à "l'inspiration" du moment...

 

On me dira bien entendu, qu'il s'agit du Sport. Du sport, le football ? Il ne faudrait pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages! Le rugby, je ne dis pas, tous ces corps mâles enchevêtrés dans une suante mêlée, les supporteurs joviaux bien en voix, et Johnny Wilkinson qui prend la pose crispée avant de nous marquer un bon drop, là, je suis partante.

 

Mais le  foot ? Bien sûr, ce serait encore un sport, à condition de mettre de côté l'argent-roi, les supporteurs qui viennent juste en découdre et le reste, mais ce serait trop long d'énumérer. Bref, un match à huit-clos, ça le ferait peut-être... et les gens qui viennent vraiment regarder un match de foot en auraient pour leur argent...

 

Je ne peux m'empêcher de penser à ce fameux match de la "revanche" (ainsi que l'avaient intitulé les médias) faisant suite à la finale de la coupe du monde de 2006, celle du désormais célèbre "coup de boule". Ce match Italie-France avait lieu a Paris, et au moment de la diffusion des hymnes nationaux, les caméras nous ont montré un parterre d'Italiens tarrés avec le bras tendu d'une manière nettement facho. Déjà que la finale en Allemagne s'était finie de manière lamentable, qu'on nous inflige un mois après ces images infâmes sur une chaîne nationale m'a convaincue que toutes les tirades grandiloquantes que nous font depuis des lustres les politiciens sur les bienfaits du sport sur la jeunesse, notamment l'esprit de groupe - ou esprit moutonnier? - sont à la limite de l'indécence.

 

La dernière fois que cette ineptie a été invoquée, c'était pour justifier la soi-disant "école à  l'allemande", laquelle, soit-dit en passant, n'existe pas, ou du moins, absolument pas telle qu'on prétend nous la vendre en France. Pour plusieurs raisons. Mais cela  sera le sujet d'un prochain article...

 

*"Bolly" est le surnom que donne DCI Gene Hunt à sa collègue Alex Drake dans la série policière Ashes to Ashes, diffusée à la télévision par la BBC. Il faut connaître le personnage Gene Hunt pour savourer... (formidables Philip Glenister et Keeley Hawes !)

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 14:39

Françaises, Français, jeunes ou vieux, ici LONDRES !

 

La télé anglaise respecte ses vieux, la télé française les snobe.


 

Je m’explique :

 

Si vous voulez regarder des séries télévisées de grande qualité, qui plaisent autant aux personnes âgées qu’aux jeunes, tournez votre parabole vers le Nord. En effet, la télévision anglaise regorge de séries à faire pâlir nos programmateurs de la télé française.

 

Ce sont en règle générale des adaptations de grands romans anglais (Thomas Hardy, Jane Austen, Dickens, E. Gaskell etc.), d’une qualité remarquable. Et si l’on prend “Emma” de Jane Austen, par exemple, il en existe régulièrement de nouvelles adaptations, par la BBC ou par ITV, peu importe. La dernière en date, que j’ai vue sur la BBC, voici quelques semaines, était jusqu’ici, à mon avis, la meilleure.

 

Moi, qui reçois les programmes des télés française et anglaise, je peux me permettre une comparaison et elle est la suivante :  la télé française, dans sa programmation de séries et de films, ignore superbement les attentes des personnes âgées, et d’ailleurs pas seulement celles des personnes âgées, tandis que les télés anglaises, et notamment la BBC, sont passées maîtres non seulement dans l’art du documentaire, et mais également dans l’art des adaptations télévisées des romans de leurs meilleurs écrivains, de même que dans les séries qu’elles inventent elles-mêmes. Et ciblent carrément le public du troisième âge avec des séries de qualité dans lesquelles jouent les plus grands noms du théatre et du cinéma anglo-saxon.

 

Les personnes âgées qui vivent en Angleterre n’ont que l’embarras du choix : Cranford (d'Elisabeth Gaskell avec Judi Dench, Eileen Atkins et d'autres acteurs hors pair) : formidable, Little Dorrit (de Dickens avec Matthew McFadyen) : extraordinaire, rarement vu une adaptation aussi impressionnante (proprement dickensienne!) , Lark Rise to Candleford : j’ai moins aimé, trop sentimental à mon goût, mais c’est la série culte des plus de soixante ans en Angleterre, et moi-même je n’en ratais néanmoins aucun episode.

La liste est longue ...

 


 

Pendant ce temps, ma maman (comme tant d'autres dans son cas), qui, dans son grand âge, a eu un jour le privilège de regarder „Orgueil et préjugés“ (la série culte et pur chef d’oeuvre de la BBC**), continue tristement à tourner les pages du roman de Jane Austen, qu’elle s’est procuré ultérieurement, et à se repasser pour la nième fois le dvd de la série parce que depuis dix ans, les télés françaises n’ont pas été capables – ou n’ont pas jugé utile – d’acheter à la BBC les droits d’autres séries de ce genre et de les faire synchroniser en français. Pour moi, ce n’est pas un problème, je peux les regarder en VO, mais ma maman ? Elle fait comment ?  Des années durant, j’ai épié les offres d’adaptations des oeuvres de Jane Austen et d’autres auteurs (E. Gaskell notamment) en langue française, mais rien, rien, rien.

 

On peut m'objecter alors que rien n'empêche ma maman de s'acheter les dvds de ces séries en version fran çaise ! Ah oui, mais pour cela, il faudrait que les éditeurs francais aient acheté les droits et aient fait synchroniser ces séries. Et c'est là que le bât blesse.

 

Tandis que les éditeurs de dvd allemands, pour ne citer qu'eux, chouchoutent leur clientèle âgée en publiant régulièrement et consciencieusement toutes ces séries anglaises synchronisées en langue allemande, les éditeurs de dvds fran çais, eux aussi, ignorent les attentes du public âgé.

 

 

À ce jour, même le succès mémorable de la série Orgueil et Préjugés n'a pas convaincu les éditeurs de répéter ce succès avec les autres adaptations des romans de Jane Austen. On peut noter cependant une tentative timide avec la parution du dvd de la série réalisée par ITV, "Persuasion", qui est excellente. "Emma", avec Kate Beckinsale, n'est pas mal non plus. Mais il n'y a pas que Jane Austen qui plaise aux personnes âgées (voir plus haut).

 

 

Il me semble évident que nos génies du business français, non seulement ne sont pas intéressés par l’idée d’adoucir la vieillesse de leurs compatriotes (on n’est pas des naïfs) , mais qu’ils n’ont pas non plus le génie du business, puisqu’ils n’ont toujours pas compris, curieusement, que le vieillissement de la population n’est pas une hypothèse, mais une réalité bien concrète, tout comme le réchauffement climatique. Et que les séries intelligentes pour personnes âgées, c’est PORTEUR, comme on dit si bien dans leur milieu !

 

Non, messieurs les soi-disant génies du business, il n’y a pas que les jeunes, les ados (qui rapportent du pognon, il y a aussi les vieux : non seulement ils ont pour la plupart une retraite stable, mais en plus, ils sont nombreux - et payent aussi leur redevance!

 

Alors je me pose la question :  ces séries anglaises ne devraient-elles pas avoir été synchronisées en français depuis longtemps ?

 

Où est le problème?

 

Alors, ARTE, s'il te plaît, viens au secours de ma maman (et de tant d'autres)! Il me semble bien que nous ayions là la seule chaîne non payante qui ait programmé pour l'instant Les Tudors en français et Raisons et Sentiments… (encore que le film de Ang Lee soit bien supérieur à l'adaptation de la BBC).Seriez-vous assez "gentils", sur cette chaîne, pour prévoir un budget “synchronisation des séries anglaises, historiques ou non" ?

 

 

À qui pensent les programmateurs des chaînes télévisées françaises quand ils nous assomment de télé-réalité du genre Delarue et autres? Croient-ils que toutes les personnes âgées soient friantes de ce genre de trucs et que cela les fassent rêver !

 

Non, les vieux ont aussi le droit de rêver sans que ce soit Vivement Dimanche, de s’évader sans aller sur Koh Lanta ou je ne sais quelle autre ineptie, de rire sans que soit forcément pour eux Plus belle la vie ! Et les vieux ont surtout le droit de regarder Plus belle la vie ET d'autres séries plus exigeantes. L'un n'exclut pas l'autre.

Bref, les vieux ont le droit qu’on respecte leur intelligence et leur droit à la variété des programmes ! Et que leur donne-t-on à voir à la télé ? Quelles sont les séries télé et les films à la fois intelligents et distrayants qui rythment leur solitude quotidienne, celle de tous ces gens qui vivent souvent seuls et/ou isolés parce qu’ils n’ont plus de compagnon/compagne dans la maison et qu’ils ne sont plus assez autonomes pour aller faire leurs courses  ?

 

Il y existe plein de gens comme ça. Des gens qui n’ont plus que la lecture, la radio (merci France Inter, au moins, voilà une station qui offre encore des émissions culturelles et ludiques en meme-temps!), et enfin la télé : radio et télé, une voix qui leur parle…

 

Entre les sempiternels Comte de Monte-Cristo et Les Misérables***, il ne reste plus donc à ma maman qu’à se passer et se repasser la fameuse série culte „Orgueil et préjugés“, en attendant d’autres horizons télévisuels...


À moins que le "génie" commercial de nos businessmen ne finisse pour une fois par sortir de la fameuse lampe...puisque c'est de cela qu'il s'agit, apparemment...

 

*Série avec, entre autres, Matthew McFadyen


  **je ne parle pas bien sûr ici des minauderies insupportables de Keira Knightley! Reste que Matthew McFadyen - encore lui -  aurait gagné à avoir son rôle un peu plus étoffé, tant cet acteur est surprenant…

 

 

:*** Je n’ai rien contre les adaptations de romans français au contraire, mais elles sont peu nombreuses, souvent peu inspirées et par ailleurs, on pourrait tout-de-même espérer aussi des séries propres à remonter le moral des personnes âgées, qui dépriment déjà assez comme cela...Cela dit, les télés anglaises, elles, passent régulièrement ces adaptations de romans français.

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 12:30

Lorsque j'ai écrit mon article intitulé "Camus à la sauce élyséenne", en août 2008,  pour dénoncer la récupération de l'écrivain Albert Camus par le locataire de l'Élysée à des fins politiciennes (il s'agissait à l'époque de piocher dans le vivier culturel méditerranéen afin de promouvoir le lancement de l'Union méditerranéenne), j'étais bien loin de me douter que l'auteur, entre autres, de "L'homme révolté", dans lequel il analysait la violence révolutionnaire et l'impact du nihilisme dans l'aboutissement des révoltes aux systèmes totalitaristes, serait de nouveau mis à contribution, à son corps défendant, dès l'année suivante, comme porte-drapeau dans le cadre de la vaste entreprise de promotion de l'identité nationale!

Comme chez tout citoyen ou presque, la question de la panthéonisation d'Albert Camus me laisserait de marbre si ce n'était les circonstances dans lequelles elle est soulevée. En quoi cela me regarderait-il? Après tout, Camus n'est plus là pour nous dire s'il aurait apprécié qu'en l'érigeant au rang des grands hommes méritant de la patrie, l'État lui rende un honneur qui ressemble paradoxalement à une entreprise de "canonisation républicaine".

Je me trouvais par hasard au Panthéon lors de la panthéonisation d'André Malraux. Devant le cercueil, la sculpture de Giacometti, L'homme qui marche.
C'était impressionnant. Et l'atmosphère était solennelle.
Pour ce qui est du Panthéon, on a du mal à imaginer que Camus, lui dont on dit qu'il aimait le soleil, aurait souhaité se retrouver dans cet endroit sombre et lugubre. Mais la question n'est pas là. La question, c'est celle de la fin et des moyens, et par là, du sens de cette entreprise de panthéonisation.

L
'an dernier, le locataire de l’Elysée avait invité au château la fille de Camus et des écrivains du pourtour de la Méditerranée à l’occasion du cinquantième anniversaire du prix Nobel de Camus, pour donner du panache à sa tentative de construction de l'Union méditerranéenne. Et voici que cette année, à l'occasion du soixantième anniversaire de la mort accidentelle de l'écrivain, le plus haut représentant de l'État a exprimé son souhait de faire exhumer de nouveau l'écrivain, cette fois au sens propre, pour le faire entrer au Panthéon sous prétexte que "ce serait un symbole extraordinaire". Et cela tombe, comme par hasard, en plein débat sur l'identité nationale.

Et pour l'aménagement des collectivités territoriales et la suppression de la taxe professionnelle? Vite, Albert, un petit effort ! Il doit bien y avoir quelque chose dans votre biographie ?! Parce que pour la commémoration de votre date de naissance, 1913, zut, alors! Quelle malchance, un an trop tard, sinon vous auriez pu servir pour les élections de 2012.  Dans son article 
publié dans Libération"Camus, l'homme bien révolté", Philippe Lan çon nous décrit Camus comme "libertaire, rétif à tout pouvoir et à toute bénédiction".  Il n'y a donc rien à faire?

Au fait, la panthéonisation de Camus, ce serait un "symbole extraordinaire" de quoi?
Et dans cette affaire, l'adjectif "extraordinaire" ne pèserait-il pas au moins autant que le mot "symbole" ? Un scoop, en somme ?

Camus est connu pour avoir été un intellectuel lucide, et comme le décrit si bien Philippe Lan
çon dans son article de Libération "Camus, l'homme bien révolté", "deux idées, et non deux utopies, lui servent concrètement, et en situation, d’amers : justice et liberté....Camus est un homme cohérent dans ses combats contre tout ce qui tue, viole, humilie, amoindrit l’homme." Même lorsque Camus recevra le prix Nobel de littérature en 1959, il ne déviera pas de ses préoccupations fondamentales.

Philippe Lancon ajoute d'ailleurs plus loin : "Camus n’est en aucun cas le «juste milieu» que des agents conservateurs ont voulu faire de lui. Il est libertaire, rétif à tout pouvoir et à toute bénédiction. Il a horreur des opportunistes, des moralistes en chambre - et des complaisants : «L’effort le plus épuisant de ma vie a été de juguler ma propre nature pour la faire servir à mes plus grands desseins. De loin en loin, de loin en loin seulement, j’y réussissais.» Carnets, 1959)." ( Le journaliste ne peut alors réprimer le souhait que notre président ait "la bonne idée de s’en inspirer .)

Voir Camus régulièrement détourné, récupéré à des fins politico-publicitaires, c'est bien le monde à l'envers et, c'est pourquoi,
maintenant qu'il est question de ramener en grandes pompes le "symbole" (de L'étranger?) Albert Camus au Panthéon des grands hommes, il me semble utile de rappeler, encore et toujours, certains propos de l'écrivain qui donnent à penser qu'il aurait vécu la "panthéonite" aiguë du président, au mieux comme un contresens intellectuel, au pire comme un déni de son oeuvre:

„À l’étape où je suis de mon expérience, je n’ai rien à épargner, ni parti, ni église, ni aucun des conformismes dont notre société meurt, rien que la vérité dans la mesure où je la connais. J’essaie en tout cas, solitaire ou non, de faire mon métier et si je le trouve parfois dur, c’est qu’il s’exerce principalement dans la si affreuse société intellectuelle où nous vivons, où l’on se fait un point d’honneur de la déloyauté, où le réflexe a remplacé la réflexion, où l’on pense à coups de slogans, comme le chien de Pavlov salivait à coups de cloche et où la méchanceté essaie trop souvent de se faire passer pour l’intelligence. Si l’écrivain tient à lire et à écouter ce qui se dit ou ce qui s’écrit, il ne sait plus alors à quel saint se vouer. Restez un artiste ou ayez honte de l’être, parlez ou taisez-vous et de toutes manières, vous serez condamnés. Que faire d’autre alors, sinon se fier à son étoile et continuer avec entêtement la marche aveugle, hésitante, qui est celle de tout artiste et qui le justifie quand-même, à la seule condition qu’il se fasse une idée juste, à la fois de la grandeur de son métier et de son infirmité personnelle. Cela revient souvent à mécontenter tout le monde. Je ne sais pas si j’ai donné trop ou pas assez de signatures, si je suis prince ou balayeur, mais je sais que j’ai essayé de respecter mon métier et je sais aussi que j’ai essayé plus particulièrement de respecter les mots que j’écrivais, puisqu’à travers eux, je voulais respecter ceux qui pouvaient les lire et que je ne voulais pas tromper. »

L'extrait ci-dessus suffirait à lui-seul à montrer le contresens que représente cette tentative de récupération d'un écrivain dont toute l'oeuvre s'acharnait à explorer les fondements de l'absurde attaché à la condition humaine et ses conséquences sur l'entreprise en partie désespérée des hommes à lui donner un sens.
Mais on peut se dire que dans ce projet de panthéonisation de Camus, l'écrivain aurait trouvé matière à plonger au plus profond dans l'exploration des mécanismes de l'absurde... Au bout du compte, l'absurde formerait-il le seul lien cohérent dans ce projet ?

Dans L'homme révolté, Camus, qui aimait citer à l'occasion La Princesse de Clèves nous dit, dans le chapitre Révolte et Art : "Mme de La Fayette a tiré la Princesse de Clèves de la plus frémissante des expériences. Elle est sans doute Mme de Clèves, et pourtant elle ne l'est point."

Il pourrait en être de même pour L'Étranger. Il est sans doute Albert Camus, et pourtant il ne l'est point. Mais cela a dû échapper à ceux qui ont soufflé au président l'idée de traîner la dépouille d'Albert Camus au Panthéon...
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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 18:07

Il paraît que Laeticia Halliday est fatiguée.
Vivre avec un homme célèbre serait source de souffrances extrêmes.
C'est possible.
J'ai lu un commentaire dans une lettre de lecteur d'un journal dont je ne dirai pas le nom: "quand on y pense, la femme du soldat inconnu l'a échappé belle".
Dommage pour la pauvre Laeticia, dont le destin rejoint peut-être un autre, le saura-t'on jamais?

En ce jour de la célébration de la journée de la gentillesse (chaque jour a la célébration qu'il peut), un vendredi 13 (pas de bol), cette petite chronique de François Morel m'a fait rire aussi, allez savoir pourquoi....

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/video/humour

D'autres me font moins rire...
Gérard Depardieu, par exemple, ne me fait ni rire, ni sourire. Entendu dernièrement au Grand Journal de Canal+, quelques délires sur son grand ami Fidel Castro et leurs beuveries communes... Qu'il ne reste à la population de Cuba que l'ivresse pour s'évader, entourée qu'elle est d'un mur d'eau salée, ne doit pas alerter outre mesure Monsieur Depardieu.  
Ah , j'oubliais, il n'est pas politiquement correct, Monsieur Depardieu, c'est sans doute pour ça qu'il "faudrait" s'extasier devant son imposante personne.
Au sujet de son fils Guillaume, il dit "qu'ils lui ont fait payer à lui ce qu'ils n'ont pas pu me faire payer à moi...". Qui sont-ils,  ces "ils" qui ont si bien démoli un garçon que  l'environnement proche avait peut-être commencé à bien pilonner?


Marie Ndiayé vient de recevoir le prix Goncourt pour son livre "Trois femmes puissantes". Marie Ndiayé a eu des mots sur la "vulgarité" de la France actuelle. Marie Ndiayé a craché dans la soupe (au chou?) bien avant de recevoir le prix... D'aucuns peuvent parler des "auvergnats", d'autres ne peuvent pas s'exprimer sur l'ère de la médiocrité... 

Trop d'informations tue l'information.....  C'est comme pour les virus!

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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 18:59

Suite à la préparation d’une intervention avortée auprès de classes de CE 2 et CM 1 concernant le développement durable (“ On vous fait confiance pour faire passer cette notion auprès de ces classes...”), rappelons quelques “évidences”...

Petite définition sur Wikipédia : Développement :
“Empruntant aux sciences de la nature la comparaison avec un organisme, dire d'un pays qu'il est en voie de développement (PVD) ou en développement (PED) revient à constater qu'il a dépassé un certain seuil critique d'évolution et à comparer son stade de croissance avec celui d'autres pays”.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pays_en_d%C3%A9veloppement


“Que l’homme acroisse sa population est dans l’ordre des choses. Que l’homme développe son confort, son outillage, son industrie, son économie est dans l’ordre des choses. Que l’homme change la face du monde est dans l’ordre des choses. Il n’y a rien qui soit là contre nature. Il n’y a pas d’écosystème sans prédateur, il n’y a pas de société sans prédation. Je suis tout à fait favorable à tous les développements industriels imaginables dans la mesure où ils ne sont pas néfastes à l’homme. J’adore d’ailleurs les paysages industriels”. (2)


Durable : de nature à durer longtemps. (1)


Développement durable : qui correspond aux besoins présents et ne compromet pas la satisfaction de ceux des générations futures. (1)


Oxymore : du grec oxumôron, d’oxus “aigu” et môros “sot, fou” ; figure qui consiste à allier 2 mots de sens contradictoire pour leur donner plus de force expressive. (1)


L’éducation à l’environnement et au développement durable, l’EEDD est une préoccupationde l’école primaire ; en témoigne les lignes qui lui sont consacrées sur Éduscol (3) :
“La notion de développement durable paraît, en revanche, plus difficilement accessible aux élèves de l'école primaire. A ce niveau, le concept est difficile à pénétrer dans toute sa complexité (4) ”.
http://eduscol.education.fr/D0185/primaire.htm



(1) Le Petit Robert 2003.
(2)Yves Coppens. Sciences et avenir, n° 678, Aout 2003.
(3) Merci à la naine aux doudous...


(4) Tu m’étonnes !                                                      Le nain paléontologue.

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 17:07
Parmi les émissions de qualité que propose France Inter, il en est une, diffusée le dimanche de 09h10 à 10h, qui est intitulée "Interception".
 
J'aime bien écouter cette émission qui aborde toujours des sujets d'actualité dont on parle peu ailleurs et qui les approfondit. Ce matin, le contenu du reportage avait de quoi faire froid dans le dos.

L'émission s'intitulait : L'EMPIRE NOIR DE VINCENT BOLLORÉ (allusion à la mainmise des filiales de Bolloré sur l'économie du Cameroun).
Un empire, nous dit-on, peu soucieux du developpement du pays et qui serait héritier des méthodes de la France-Afrique.

En 1999, Bolloré obtient l'exploitation des chemins de fer camerounais. Depuis, le secteur transport de passagers se serait tellement détérioré qu'il ne faudrait même pas envisager de prendre le rail pour se rendre à Yaoundé. Il n'y aurait plus de service fiable. Le rail serait utilisé par Bolloré pour transporter toute la logistique liée à l'industrie du pétrole.

Entre autres, les conditions de travail des employés des filiales de Bolloré sont assimilées par lles intervenants camerounais à de "l'esclavage modernisé".

Exemples de réflexions énoncées par des Camerounais interrogés sur place :

"Le principal se trouve ... au niveau de la souveraineté alimentaire - je ne comprends pas qu'un pays qui est incapable de se nourrir s'engage dans la production des agrocarburants" [la société Bolloré, nous dit-on, investit beaucoup dans les agrocarburants]. Grand risque : que ce soit les terres les plus fertiles qui soient réservées aux agrocarburants. "Parce que ceux qui se lancent dans l'agrocarburant, ce sont ceux qui ont les moyens...on a connu la famine de février..."
Un autre témoin qui travaille pour la société Socapalm [contrôlée à 40% par Bolloré]:
"Onze ans de service et je n'ai même pas une feuille de tôle".

Le mieux est d'écouter l'émission elle-même, dont voici le lien :

link

Voici la présentation, sur le site de France Inter, de l'émission diffusée le 29 mars 2009:

France Inter
INTERCEPTION

Pascal DERVIEUX , Lionel THOMPSON

Une Enquête de Benoît Collombat sur les investissements de Bolloré au Cameroun

CAMEROUN
"L'EMPIRE NOIR DE VINCENT BOLLORE"
Emission présentée par Lionel Thompson

Vincent Bolloré est sans doute aujourd'hui l'un des hommes d'affaires français les plus puissants et les plus influents. Un homme d'affaires qui sait choisir et cultiver ses amitiés. C'est sur un yacht lui appartenant que Nicolas Sarkozy était allé passer quelques jours de repos, juste après son élection à la présidence de la République, en mai 2007.
Héritier d'un groupe industriel familial, Vincent Bolloré a bâti en quelques décennies un véritable empire diversifié dont le chiffre d'affaires est estimé à plus de 6 milliards d'euros. Une partie de cette fortune est désormais réalisée sur le continent africain. Par le biais de diverses sociétés, le groupe Bolloré occupe une place déterminante dans les économies de Côte d'Ivoire, du Congo, du Gabon ou du Cameroun. Dans ce dernier pays, il contrôle en grande partie le port autonome de Douala, les chemins de fer et des plantations de palmiers.
Alors que Nicolas Sarkozy effectue cette semaine une tournée dans plusieurs pays africains, Benoît Collombat a enquêté au Cameroun et a recueilli des témoignages inédits de camerounais qui décrivent les réalités concrètes de cet empire et sa face sombre, héritage direct d'une " françafrique " avec laquelle Nicolas Sarkozy prétendait rompre à son arrivée à l'Elysée.

Réalisation : Anne LHIOREAU 

 

Sur le site figure un lien avec la réponse du groupe Bolloré sur la question.

Les mots sont clairs, nets, propres, il y est question de chiffres mais je ne peux m'empêcher de me demander ce qu'en penserait le pauvre bougre qui fait partie de ceux qui bossent depuis si longtemps pour des clopinettes pour une société qui n'a jamais jugé bon de leur faire installer ne serait-ce que des latrines... Tout cela me rappelle un reportage qui avait été diffusé en 2007 sur France 2 dans le magazine Envoyé Spécial concernant les conditions de travail scandaleusement déplorables d'Africains employés en Afrique par la société Firestone. 

 

Comme dit l'autre, les bras m'en tombent.

 

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 21:29

(Suite du premier article...).Toutes les nations possédant des réserves énergétiques à base de carbone (charbon, gaz naturel, pétrole ou autres schistes bitumineux) comptent les valoriser jusqu’au bout : les vieux gisements produisent à nouveau tant ils sont redevenus rentables et de nouveaux sont avidement prospectés (1).
Les conflits inter-états pour la souveraineté des richesses sous-marines ou souterraines ne cessent d’enfler (2).
Peu de chances, donc, que l’emploi des énergies fossiles ne viennent à baisser... Peu de chances aussi que la montée des températures, qui s’accélère, ne vienne à ralentir.
Inévitablement, le niveau des eaux continue à monter ; le GIEC (3), d’habitude à la botte des pays industrialisés qui veulent continuer à polluer, les a surpris en prédisant entre 60 et 90 cm de hausse pour le 21 ème siècle.
Ce sera trop tard pour les Tuvalu, les Maldives, le Bangladesh ou une partie du Vietnam déjà à moins d’un mètre au dessus de l’eau.
Les mouvements de population induits engendreront des guerres et sans doute une considérable détérioration de la biodiversité, agravée par la nécessité de nourrir bientôt 7 milliards d’humains en renonçant à toute jachère ou espace non protégé et inexploités.
Les sols, au moins à 70 % épuisés dans les zones cultivées ne pourront produire sans traitements lourds (4).

Mis à part le trou de la couche d’ozone, à peu près stabilisé par l’emploi moindre des gaz chlorés, et favorisé par le froid, qui devrait donc se résorber progressivement, ainsi que l’ouverture de territoires libérés du gel (aïe la Laponie...), et qui ne seront sûrement pas partagés par les pays du Nord, les effets positifs de cette évolution ne semblent pas nombreux.


On croyait, il y a peu encore, qu’il faudrait une centaine d’années pour terraformer Mars, pouvoir la saccager comme notre planète... Désormais, certains craignent qu’il en faudra 1000 fois plus (5).

Je ne me fais aucun souci pour notre genre, mais quelle valeur pourront avoir les millions d’espèces qui étaient là avant nous (6) ? Bien sûr, elles sont “foutues”, comme dit Yves Coppens à propos des grands singes, mais est-ce bien une attitude “humaine” ?

Après nous, le déluge ? 

                                                            Le nain paléofuturologue.

(1) Le Groenland a récemment organisé un scrutin qui préparait son indépendance vis à vis du Danemark, qui, pour le moment, perfuse son économie, grâce à la découverte de nouveaux gisements de pétrole (et de métaux, et de...) qui devraient lui assurer l’autonomie.
(2) Combien de temps tiendra le statut quasi miraculeux de l’Antarctique, si riche de promesses ?
(3) Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat, mis en place en 1988 à la demande du G7.
(4) Évoquer ici les OGM, qui n’ont en rien prouvé qu’ils pouvaient apporter une contribution quelconque, ne me semble pas approprié ici.
(5) Il me plairait à penser que l’Humain, animal comme les autres, finira par limiter sa démographie. Mais comment effacer 100 000 ans de natalisme forcené, ancré dans les religions et les comportements sociaux, ayant permis de coloniser tout habitat disponible avec le maximum de descendants possibles ?
(6) D’aucuns diront que 99 % des organismes terrestres ont disparu ces derniers 4 milliards d’années, alors, un de plus ou de moins...

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 18:02

Une de nos célèbres actrices françaises, dont je tairai le nom (sa modestie pourrait souffrir..), fait actuellement la promotion d'un film, dont je tairai également le nom,( il n'aura pas besoin de moi pour remplir les salles...).
Entre autres amusements qui n'ont sans doute pas grand chose à voir avec le schmilblick, un journaliste lui demanda quelles étaient ses opinions politiques.
A quoi elle a répondu qu'en mai 2007, perplexe elle était. Voter, pour l'un, pour l'autre?
Dieu tout puissant (l'avez déjà rencontré, celui-là?), elle décida donc de mélanger les bulletins, et de choisir à l'aveugle, et son bulletin fut celui de Sarkozy... Mâtin, quel heureux hasard, quand même!
Et de rajouter qu'elle ne le regrette pas, ayant fait ainsi finalement le choix le moins pire... 
Et puis, comme la politique, elle n'en fait pas, hein, et que ça se résume à être toute seule dans son isoloir et à faire ce qu'on veut, passons à autre chose....

On peut espérer qu'elle ait opéré de même au 1er tour et que cette fois, elle ait tiré le bulletin de Besancenot, histoire de rajouter de la cohérence à son propos...

Le film???
Une comédie sympathique et jolie, sur les rapports d'une mère avec sa fille adolescente, qu'ils disent...

Moi, je sais ce que je vais faire la prochaine fois que j'irai au cinéma, je choisirai entre deux tickets de cinéma, au hasard, je pense: entre Che,l'argentin et Louise Michel.... 
Trop politique, sans doute!

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