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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 17:54

  

Le 08 avril 1979, Wim Wenders est descendu d'un taxi à Manhattan et s'est rendu chez Nicholas Ray, mourant, pour tourner avec lui un film sur les dernières semaines de sa vie. Dans cette aventure cinématographiquement et humainement inédite d'un film qui, non seulement va à la rencontre de la mort, mais qui visionne de surcroît la mort organiquement au travail, ni le cinéaste ni le spectateur du film "Nick's movie - Lightning over Water" n'échappent au sentiment paralysant de la solitude de celui qui a accompagné brièvement la mort. Quelques semaines pour le cinéaste, à peine deux heures pour le spectateur. Le temps ne fait rien à l'affaire.

  

Voilà un film qui devait accompagner les derniers moments d'un ami, d'un mentor aussi. Un film qu'ils avaient convenu de faire ensemble, le cinéaste allemand, Wenders, et l'Ami américain, Nicholas Ray, pour poursuivre la création jusqu'au dernier souffle de vie. Comme le rappelle justement Bernardo Bertolucci dans un texte qu'il a rédigé en introduction au scénario du film publié en 1981 aux éditions Zweitausendeins, le créateur Nicholas Ray concentre toute son énergie vitale pour témoigner tout au long du film de ce que Proust appelle "l'incroyable frivolité des mourants".

 

Quelque trente ans plus tard, Wim Wenders a déjà commencé à travailler avec la chorégraphe et danseuse allemande Pina Bausch sur un film qu'ils voulaient faire ensemble, lorsque celle-ci décède brusquement. Ce film, prévu en collaboration avec Pina Bausch, devait être réalisé en 3D. Mais, si Wim Wenders a décidé néanmoins de réaliser le film, il lui a fallu le faire sans Pina Bausch. Le format 3D est resté, mais le film ne pouvait plus se faire de la même manière. La mort s'était immiscée entre eux. Finalement, Wenders a réalisé le film. Différemment, bien sûr.

 

Impossible de raconter un tel film, il ne se raconte pas, il ouvre des fenêtres.

 

Ne pouvant plus dorénavant se chercher et se correspondre l'un l'autre dans le film, comme Wenders et Pina Bausch l'auraient sûrement fait, Wenders a cherché ce qu'il y avait de lui en elle et ce qu'il y avait d'elle en lui. Au lieu de faire un simple hommage à son amie disparue, il l'a fait revivre en les cherchant eux-mêmes. Il a dû, certes, faire le film sans elle, mais il l'a fait avec elle.

J'ai lu ça et là des critiques de cinéma lui reprochant d'avoir fait un simple film à la gloire - même si justement méritée - de Pina Bausch, sans avoir vraiment fait un documentaire approfondi de recherche artistique sur le travail de Pina Bausch. Ces critiques m'étonnent. Wenders a beau en effet insister sur l'avenir certainement radieux du 3D dans les documentaires, artistiques ou autres, il n'a pas réalisé un simple documentaire avec "Pina - dansez dansez sinon nous sommes perdus".

 

  

 

Wenders a bâti sur un scénario précis un film dans lequel les chorégraphies de Pina Bausch, ses mises en scène, ses lieux de "création", traduisent peu ou prou les mêmes visions, les mêmes interrogations métaphysiques, philosophiques et la même approche artistique que celles de Wim Wenders, l'une par son "Tanz-Theater" (danse-théatre), l'autre par ses films. Il n'est pas surprenant d'apprendre que ces deux-là ont été amis. Tout semble les rapprocher.  Sans pour autant nous plonger dans l'étude approfondie de l'histoire de la danse, force nous est de constater que ce qui a démarqué Pina Bausch des autres chorégraphes, c'est qu'elle aborde une nouvelle dimension, en créant des mises en situation notamment au moyen du Tanz-Theater (Danse-Théatre).

  

Dans ce film, le langage fait partie du cycle de la danse, il est dans les corps, il  est celui des corps. En témoignent les voix off en décalage avec les danseurs : au milieu des séquences de danse, chaque danseur apparaît face à la caméra, son visage immobile et muet, tandis que sa voix off évoque son expérience artistique et humaine avec Pina. La voix off, le visage du danseur sont le prolongement de la séquence de danse. 

 

On se souvient, en regardant "Pina", des trains suspendus qui passaient et repassaient dans le film "Alice dans les villes" (1974) de Wenders, une sorte de road-movie sur l'errance, la dérive, à la forme inédite pour l'époque. Ce film constituait le premier volet d'une quête de voyage qui continua avec "Faux Mouvement" (1975) et "Au fil du Temps" (1976). "L'Ami américain" (1977) en fait également partie. Toute la filmographie de Wenders se retrouve transfigurée dans "Pina", l'oeuvre de Wenders consacrée à Pina Bausch.

 

C'est en effet parce que Wenders pousse sa recherche cinématographique plus loin, non pas en utilisant platement les chorégraphies de Pina Bausch et ses danseurs au service d'un simple documentaire-hommage, mais en plongeant la caméra dans la "dimension Pina", dans la chair des danseurs et en mettant une autre dimension, la 3D, au service de la "dimension Pina". Un peu comme lorsqu'on regarde le tableau de Courbet, L'Orée de la Forêt (1856), et que de loin ou de près, on ait toujours une vision claire, mais qu'au fur et à mesure que l'on se rapproche du tableau, on voit tout autre chose en se rapprochant, comme cette impression qu'en avançant un peu plus, on va entrer dans le tableau et passer derrière l'arbre. C'est un peu cette impression que l'on a en regardant les danseurs "évoluer". On sent leur peau, le tissu de la robe ou la chemise coller à leur peau. La danse n'est plus seulement visible, elle est sensible, organique. Le danseur fait exploser non seulement des émotions, mais le décor sur lequel se modèlent ces émotions. Et les émotions se refondent dans le décor.

Toutes les sensations s'entrechoquent. Elles peuvent être violentes.  Jamais je  n'avais vu exprimer auparavant dans la danse, de cette manière, la joie, le désespoir, le viol ou le racisme, pour ne citer que quelques séquences du film.  

Il y a une scène, à la fois burlesque et hallucinante, qui mériterait à elle-seule que l'on aille voir ce film: celle d'une femme qui entre dans un train (suspendu ou non? ) avec un grand oreiller blanc. Sans pour autant raconter la scène, je n'ai pu m'empêcher de penser à Godzilla (que par ailleurs, je n'ai vu que de loin sur le petit écran...).

 

La scène qui m'a le plus marquée? Plusieurs, mais surtout celle où, dans un paysage de terre battue avec un étang d'eau semblant lutter pour sa survie, une femme porte un homme sur son dos tandis qu'en arrière-plan, une femme en robe rouge porte, sur son dos également, un arbre.

  

Le film, qui s'ouvre sur le thème des quatre saisons, l'interprétation du "Sacre du printemps", se referme sur le même thème. Avec le rouge, la robe rouge, en filigrane.

Mais la boucle n'est pas bouclée. Tout ce qui s'est passé entre-temps, déborde du cadre et, telle la femme qui plonge comme un reptile dans les bras en cercle de l'homme pour disparaître en lui, les scènes replongent dans le souvenir du spectateur qui quitte la salle obscure. 

 

Décidément, avec Pina Bausch et Wim Wenders, la danse et le cinéma se rejoignent au pays des merveilles de ce film 3D.

 

Je vous renvoie à un excellent article de Jean-Michel Frodon sur le film de Wim Wenders, Pina, le grand-oeuvre de Wim Wenders. (cliquer sur le titre de l'article)   

 

   

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 12:27

Amis du cinéma (ou pas), bonjour!

 

Nous voici réunis pour assister au discours d'un roi!

Tous à vos postes de radio ou de télévision, c'est parti pour 2 heures de bonheur, en ce qui me concerne...

En l'occurrence, c'est "tous devant vos écrans ciné"!

J'ai vu ce film 2 fois déjà, la 1ère dans la grande salle de mon cinéma de "village", on était 10... mais comme j'étais un peu en avance, je me laissais bercer par les papotages du public, en anglais et en français, ce qui faisait un doux mélange rigolo, avant la projection du film (en VO, évidemment!).

Hier, je l'ai revu dans une jolie salle de Dijon, un peu ancienne, rouge, petits fauteuils bien serrés les uns contre les autres, atmosphère chaude; on a juste failli étriper deux "mamies" qui sont arrivées en retard, ont trébuché dans le noir, fait le plus de bruit possible, changé de places ,on ne sait pas pourquoi (mais comme c'était pour aller en embêter d'autres loin de nous (on a entendu de vigoureux "chut", aïe aïe!), on était très contentes...). Ensuite, le calme est revenu, et on a pu se plonger dans le visionnement du film...

Il est difficile de prétendre faire une critique d'un film qui vient d'avoir quelques oscars, dont on parle dans toutes les revues, etc, donc je ne vais pas faire une critique.... il vous suffit d'aller cliquer sur quelques liens, et vous saurez tout ce que vous voulez savoir.

Bien sûr, ce film n'a pas besoin d'autres spectateurs au cinéma, je pense qu'il a déjà son public et les royalties qui vont avec (ahahahah, ROYALties, très fin!).... et il y a nombre de films qui ont, eux, bien besoin qu'on les soutienne (j'y vais parfois aussi, voir ceux-là)...

Mais Colin Firth et Helena Bonham Carter, loin des artifices de Tim Burton, sont si extraordinaires, pour jouer ce couple si ordinaire, liés l'un à l'autre par un amour et une confiance sans failles, et rattrapés par un destin auquel ils espéraient tant échapper, qu'ils affrontent avec un courage... ordinaire.

Geoffrey Rush, qui joue le thérapeute, a décidément un talent surprenant pour incarner cet homme à la fois simple et original, fou de langage et de Shakespeare, qu'il ne peut "jouer" que dans le cercle familial, pour amuser ses fils, et leur transmettre mine de rien un Shakespeare familier et universel. Sa tâche, transmettre, aider à surmonter des difficultés, escalader une montagne, avec un sens de la pédagogie peu orthodoxe à l'époque, mais pas étonnant aujourd'hui. On s'amuse à certaines scènes de "rééducation", du décalage entre les introversions du futur roi, de ses résistances à évoluer, et du souci de traiter d'égal à égal de Lionel Lodge; n'est-ce pas la condition même d'un "apprentissage" réussi?

Bien.... n'étant pas une grande linguiste, même si je tenais à voir ce film en VO, je n'ai certainement pas goûté à tout le sel des dialogues, jeux de mots, etc...

ça ne fait rien.

Je suis emportée aussi par la photo, l'utilisation des décors, les murs du cabinet du "docteur", ces couches et couches de peintures écaillées, de papiers peints déchirés qui en font une palette de peintre. Vétusté, beauté? Simple artifice de décorateur, ou témoignages du passé, de tout ce qu'il faut "gratter" pour arriver à retrouver l'essentiel, "la substantifique moëlle" qui fait d'un être son devenir.

Cette lumière à travers le brouillard, scène que j'aime beaucoup, lors d'une promenade (rapide et décisive), dans un parc londonien. Si le soleil arrive à jeter les ombres des personnages sur le chemin, le brouillard enveloppe de ses lambeaux tous les alentours et les passants, entrevus subtilement et fugacement.

Et les bouquets de fleurs, les jonquilles printanières sur le bureau d'un roi...

Je suis un peu impressionniste?

Peut-être, mais comme je le dis plus haut, à quoi bon raconter ce film?

La scène du discours du roi, devenu enfin orateur fin et sensible, émouvante et pourtant relevée d'un humour qui nous évite de somber dans le mélodramatique,  magnifiquement servie par les deux acteurs principaux, ne clôture pas tout à fait le film. Quelques minutes de l'"après", pour nous aider à respirer et à reprendre le cours de la vie, comme d'un quotidien qui sera dorénavant celui de ce roi qui se voulait d'abord "officier de marine", Mr Johnson...

Je ne m'interroge pas sur la réalité historique, celles des personnages, ni sur la monarchie britannique (le pouvoir réel du roi est d'ailleurs évoqué par lui-même peu avant ce discours), ce n'est pas le sujet de cet article.

Quelques jours avant, hasard des programmes télé, j'avais vu "Les jeunes années d'une reine", film récent (non, non, pas un Sissi!!!), sur les premières années du règne de la reine Victoria... Bon, là, je ne peux dire qu'une chose: beuh!





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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 00:11

Je partais sans illusion voir Tron l'héritage 2011 en 3D...

Et je suis revenue avec 3D: Déçue, Désespérée et Désillusionnée.

Mais pourquoi ont-ils voulu coller exactement au film de 1982? Mais pourquoi reprendre exactement le même monde sans y apporter quoi que ce soit de nouveau? Si ce n'est la nouvelle technologie ,qui est certes jolie à voir mais cela ne suffit pas.

Le vaisseau à voile solaire n'a plus rien de magique, c'est du décalqué; même Moebius doit en pleurer à chaudes larmes! Les motos ,c'est bon on en avait fait le tour dans le film précédent., les arcs de triomphe étaient bien mieux dans la version 1982... où ils nous faisaient vraiment peur. Mis à part les programmes détruits qui partent en petits cubes de glace apéro, rien de nouveau. Ah! si, le jeune bellâtre coiffé avec une biscotte (acteur dans Eragon et dans Troie: Garrett Hedlund). INSIPIDE!

Jeff Bridges ne parvient pas à sauver le film qui s'enlise dans sa volonté à coller à l'épisode précédent  (comme le star wars n°3 qui voulait lui aussi tellement coller à l'épisode 4 des années 70 que c'était pitoyable)

Et le pompon c'est le programme Tron qui est mort, ah non il n'est pas mort il est passé du côté obscur et non en fait il repasse du bon côté: pirouette cacahuète et je prends le spectateur pour un abru...Moi j'ai toujours appris qu'un programme une fois effacé ben il est effacé!! Na! il faut t'y faire.

Bon, heureusement, la musique de Daft Punk est bien (mais autant acheter l'album de la BO) et le petit clin d'oeil aux années 80 avec sweet dreams d'Eurythmics fait plaisir à nos oreilles: mais je suis allée voir un film! Je n'étais pas en train d'écouter un CDaudio sur mon canapé!

Bref: Dommage cette Destruction d'un film Dogmatique tel que Tron qui nous avait tous marqué(e)s en 1982.

NaineMithril qui s'est délitée en petits cubes d'ennui durant le film ...

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 20:35
Le bal de la grosse entourloupe...

Bon, alors... ce que nous sort Maïwenn, là... nous laisse atterrés....


Comment dire...? ça fait partie de ce genre de "divertissement qui se veut spectaculaire", qui nous fait croire qu'il affirme et dénonce quelque chose alors qu'en vérité il nous crache dessus.

On ne sait plus bien dénouer  la fiction du documentaire, ce qui porte à croire que tout est pure fiction. Et effectivement oui, toute est pure fiction.
En plus, il y a cette fin qui est vraiment "immonde": le film est vu par les actrices qui ont été filmées.... et le film qu'elles sont en train de voir se conclue sur Maïwenn qui parle de son amour pour Joey Starr (pure fiction également)... alors, comme ça se conclue sur la réalisatrice (le film à l'intérieur du film) et que finalement (comme le fait remarquer une spectatrice proche de moi), tout le film tourne autour d'elle (Maïwenn), et bien voilà que toutes les actrices crient au scandale (faussement au  scandale!!!!) et Marina Foïs de terminer sur: " ce film, c'est de la merde"...

Vous n'avez rien compris ? Nous non plus... juste que si j'ai un jour Maïwenn en face de moi,  je lui cracherais bien dessus. Ou mieux, avec la spectatrice proche de moi, on irait peut-ête  cracher sur sa tombe.

Côté éthique, je suis choquée.... Elle se permet de tourner en Inde, de nous rejouer le trip "Mélanie Doutey adopte un gamin indien lors de  son voyage initiatique " (faut voir le film pour comprendre, mais à qui conseiller de voir le film pour vérifier???????)... alors qu'à la même période, on a pu voir cet autre immondice qui se veut un film: "Slumdog millionaire", (qui mériterait un autre article hurlé, d'un Dan Boyle dont  j'espère qu'il ne peut plus se regarder dans un miroir...)....

Des fois, j'irais bien faire exploser des choses qui sont faites pour ça, là où sont entreposés tous ces films...oui je sais, ça s'appelle de la censure et c'est mal... mais je n'en ai rien à faire que ce soit mal, en fait, parce que Maïwenn se permet de parler de choses dont les gens également n'ont rien à faire, et de choses qui ne veulent rien dire... et comme elle se complait là-dedans (voir la promo qu'elle a faite autour de ce truc-machin), elle utilise la censure à sa manière et c'est bien pire parce que son film est produit à la place d'autres qui auraient sûrement été bien plus intéressants, au vu de ce qu'elle nous pond, vraiment....

Enfin, comme dit la spectatrice : "mon petit doigt me dit que c'est TOUT POURRI".......
 



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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 15:55

Le nain paléontologue que je m’emploie à être ne pouvait que se précipiter au réemploi de ptérosaures (reptiles volants du secondaire), brontothères (parents disparus des rhinocéros) et autres jolies bébêtes en 3D relief.


Pas de déception ! Avatar présente tout ce qui a fait le succès du réalisateur des Terminators : les combats musclés, les confrontations entre un petit groupe de civils et des militaires, la dénonciation des logiques inhumaines des puissances collectives (armées, trusts...), les intelligences artificielles ou venues d’ailleurs, les espaces confinés, les femmes fortes et les êtres d’exception.
Les nouveautés consistent dans de grands espaces naturels et, bien que le thème soit nettement transposé d’Abyss (la folie guerrière et oppressive de l’homme), la folie destructive au nom du profit.
Clairement, les civils sont nommés “écolos” par les militaires à la solde de la compagnie exploitante du patrimoine de la lune Pandora.
Message à la mode diront certains ; mais, vu que j’y adhère, je ne m’en plains pas.

La Nouvelle Zélande magnifiée par l’infographie et les mouvements parfaits des êtres vivants de la forêt fluorescente redoutable de Pandora sont un plaisir pour les yeux.
Le cinéaste ne cherche pas à cacher que le film est l’habillage exotique d’une histoire de cow-boys colonisateurs et d’Indiens à “cheval” (le mot est prononcé dans la version française, la seule que j’ai visionnée, par la native héroïne).
L’univers créé, cohérent, emprunte à la théorie de Gaïa (1) et résiste aux visions successives de l’œuvre tant il fourmille de détails.
La difficulté à faire passer un message de préservation écologique est très bien transcrite, d’autant plus que les diables bleus autochtones (avec longues oreilles, canines et queue, leur propension à vous crucifier dès qu’ils trouvent une bonne raison...) sont suffisament “sauvages” pour que l’on éprouve les mêmes difficultés que dans la vie non virtuelle à tolérer des existences libres et dépourvues d’économie de marché.


Bien sûr, d’aucuns regretteront la volonté affichée d’offrir un film tout public, pour faire réfléchir les jeunes générations, sans transgression ou au-delà de l’écran quelconques.
Je n’en suis pas.
Tout au plus noterais-je que l’auteur n’a pas encore trouvé d’autre manière de combattre les violences des puissants que l’artillerie lourde ; mais c’est son fond de commerce, et en existe-t-il une ?


                                                                                     Le nain paléontologue.


(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Hypoth%C3%A8se_Ga%C3%AFa

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 20:08

Ces herbes folles, sont-elles de celles qui poussent de travers, entre les crevasses du bitume?
De celles qui se mêlent au blé en été? De celles qui s'échappent au gré du vent qui a semé leurs graines au long des routes et des chemins? 
Ces herbes folles sont-elles de celles qui se faufilent dans les cerveaux humains, au gré des événements, dans les drames de la vie, dans la légèreté du quotidien?
Ce sont celles du dernier film d'Alain Resnais, dont je suis sortie surprise, étonnée, enchantée... 
Tout participe dans ce film à une sorte de perfection du cinéma, la lumière, les images, la musique, les références, le drame, la drôlerie, les acteurs, et le texte...
On balance, (comme Sabine Azéma!), entre envie de comprendre, d'interpréter, et le désir de fuir certaines certitudes. 
Ou celui de se laisser porter par la loufoquerie de certaines situations relayées par le travail d'Eric Gautier, le chef-opérateur, et d'aller au devant de la vague ou de la fuir. 
Comme je ne saurais mieux dire que cet article du Monde, dont je joins le lien, je laisse à tous ceux qui le désirent le soin d'aller au cinéma, ou bien de se dire: "encore un qui n'est pas pour moi"! 
En ce qui me concerne, je range ce film dans mes plaisirs absolus de cinéma, tel qu' In the mood for love de Wong Kar-Waï.

  http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article/2009/05/21/les-herbes-folles-resnais-laisse-pousser-l-herbe-folle-de-son-inconscient_1196063_766360.html


Et Sabine Azéma et André Dussolier sont immenses...

Alain Resnais, quelle force dans son regard sur le "vieillir", jeunesse et maturité mêlées. 
Un mot pour lui: admiration. Merci à l'enchanteur.

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 23:48
Les récents commentaires d'un ami sur le dernier film de Roland Emmerich "2012" ne me donnent franchement pas envie d'y aller :  "On ne s'y ennuie pas", dit-il, " à cause des effets spéciaux époustouflants (on souffre juste ... tant l'humour teuton est ras de terre et les dialogues volontairement basiques sont larmoyants - ... c'est lourd." Mais c'est bien là la marque Emmerich, voyons : c'est lourd !
Pour couronner le tout, je viens de regarder la chronique hebdomadaire sur BBC1 consacrée aux sorties de cinéma de la semaine, et comme j'y ai eu droit à une critique bien british de ce film, je ne résiste pas au plaisir de vous la faire partager. C'est la critique émise par Jonathan Ross dans son émission  "2009 with Jonathan Ross"*.

"Personne ne s'attend une quelconque subtilité de la part d'un film de Roland Emmerich, mais on est en droit d'espérer un peu plus qu'une continuation de son avant-dernier film, et plus d'une fois durant 2012, j'ai cru que j'étais en train de regarder des scènes coupées du "Jour d'Après". Tout ce que l'on peut dire en faveur de ce film, c'est que, sans surprise, les effects spéciaux générés par ordinateur sont impressionnants.  À part cela, il met en place le cadre standard du film de "fin du monde", regarde ensuite un groupe de personnages échapper à des désastres naturels les uns après les autres - à pied, en voiture, en hélicoptère, en avion - d'une manière qui pousse l'acceptation des invraissemblances bien au-delà du point de rupture.

Le morceau de niaiseries potentiellement étrange concernant un calendrier Maya est gâché dès les cinq premières minutes et ce qui suit est un film dont le manque incurable d'imagination le dispute à une paresse insultante.

Comment se peut-il qu'un nombre incalculable de millions ait pu être dépensé pour faire ce film alors que le scénario n'a absolument aucun sens même en termes de sa propre logique interne ? Avec une pseudo-intrigue exécrable et embarrassante sur John Cusack et sa famille, balancée dans le film pour faire bonne mesure, tout ce terrible gâchis m'a donné la nostalgie du Master of Disaster des années 70, Irwin Allen.

Et si le monde doit réellement prendre fin en 2012, au moins, je n'aurais plus à me farcir de films de ce genre."

La semaine prochaine, Jonathan Ross nous parlera-t-il du dernier film de Terry Gilliam, "L''imaginarium du Docteur Parnassus" ? Mais je sais déjà que j'irais voir ce film-là dès que possible...

* (texte original en anglais : "No one expects subtlety from a Roland Emmerich film, but you do have a right to anticipate more than a continuation of his last movie but one, and at a times during 2012, I thought I was watching out-takes from the Day after Tomorrow. All that can be said for this film is that unsurprinsignly, the computer-generated effects are impressive. Other than that, its offers the standard disaster movie set-up, then watches a group of characters escape one natural disaster after another - on foot, in cars, in helicopters, in planes - in a way that strains the suspension of disbelief well beyond breaking point.
The potentially intriguing piece of hokum about the Mayan calender is thrown away in the first five minutes and what follows is a film that's as relentlessly unimaginative as it is insultingly lazy. How could untold millions have been spent on making it when the script doesn't make any kind of sense even in terms of its own internal logic ? With an awful, embarrassing sub-plot about John Cusack and his family thrown in for goog measure, the whole sorry mess made me yearn for the work of 70s Master of Disaster Irwin Allen. And if the world really is going to end in 2012, at least, I'll never have to sit through a film like this again.")


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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 16:35

 

Dans son article du Guardian consacré à la récente disparition de Patrick Swayze(voir photos), Joe Queenan dit de l'acteur "qu'à la manière de John Wayne, Swayze   est devenu l'une de ces stars dont le talent d'acteur n'exerçait en fin de compte aucune influence sur sa popularité,  parce que, comme John Wayne, il a fait beaucoup de films dont personne ne se souvient et une poignée de films que personne n'oubliera jamais." (voir un résumé de sa carrière en vidéoclips dans le Guardian)

 

On peut le dire comme cela. C'est d'ailleurs comme cela que je le ressens.

 

Ou encore, comme nous l'assure Bibi van der Zee, toujours dans le Guardian,  son rôle dans le film "Point Break, extrême limite", où Swayze fait la fusion entre le "type cool que tout le monde admire" et  "un mec dont la spiritualité est en phase avec un monde différent", pourrait représenter sa performance majeure.  Et d'ajouter :


"He's so sincere it hurts." (il est tellement sincère que ça fait mal.)"

 

On peut aussi le dire comme cela. Et c'est bien comme cela qu'on le ressent, non?


Mais surtout, avant d'être un acteur, Patrick Swayze était un danseur de ballet. Et un sacré danseur. Jennifer Grey, sa partenaire dans Dirty Dancing, est sans doute celle qui lui a rendu le plus bel hommage en disant de lui que "Patrick était un mélange rare et magnifique de masculinité brute et de grâce incroyable". ("Patrick was a rare and beautiful combination of raw masculinity and amazing grace.")

 

On ne saurait mieux dire après avoir vu Dirty Dancing, dans lequel la formation de danseur de Swayze joue un rôle central.

 

Cette particularité de la carrière de Patrick Swayze, le quotidien britannique Guardian l'a d'ailleurs largement soulignée à la mort de l'acteur. Voilà un journal, et non des moindres, qui, par le nombre et la qualité des articles qu'il a consacrés à l'acteur -  et contrairement à l'ensemble de la presse française peu encline à voir en lui autre chose qu'un acteur romantique médiocre -  s'est résolument attaché à montrer que la carrière de Patrick Swayze ne se réduisait pas au rôle de coqueluche de la gent féminine. Rappelons à toutes fins utiles son interprétation glaçante d'un sinistre prédicateur dans "Donnie Darko" bien des années après sa performance remarquable dans le magnifique film de F. F. Coppola "Outsiders", aux côtés d'acteurs formidables comme Matt Dillon, Emilio Estevez, C. T. Howell et Rob Lowe, pour ne citer qu'eux. 

 

 

Et que dire de son interprétation déjantée de playboy quinquagénaire et tête à claques dans le désopilant  film anglais "Secrets de famille" "(titre original "Keeping Mum"), dans lequel il donne la réplique à Kristin Scott Thomas, Rowan Atkinson et Maggie Smith ! Il se lâche formidablement pour casser avec brio son image planétaire de héros romantique et c'est un PLAISIR d'assister au jeu de massacre. Assurément une des plus mémorables interprétations de l'acteur.

 

 

Avez-vous déjà entendu parler de "Swayzeness", ce concept nouveau que l'on peut lire dans le Guardian pour caractériser Patrick Swayze?  Un mot qu'il suffit de dire à voix haute (Swayzinesss), pour palper la mélancolie troublée, douloureuse qui se cache quelque-part sous un physique puissant, à la fois tout en sensibilité et possédé par le démon de la danse. Tout cela, bien sûr, avant que Swayze ne soit régulièrement enfermé dans des rôles stéréotypés d'armoire à glace ("beefcake" ), alors qu'il fera tout pour en sortir (tentatives parfois réussies, notamment avec "Extravagances" : To Won Foo, Thanks For Everything).

 

 

 

Dans un autre article du Guardian, consacré aux techniques de danse de Swayze, Sanjoy Roy * nous explique ce qui faisait de Swayze ce partenaire unique qui a introduit une nouvelle forme de rapport romantique entre les personnages en intégrant dans son jeu les techniques de danse propres au ballet:

 

Dans Dirty Dancing, la danse symbolise la rencontre et "est  clairement utilisée comme métaphore sexuelle" ...En devenant un couple de danseurs, Johnny et Frances "Baby" se rapprochent insensiblement l'un de l'autre et "deviennent également un couple sexuel". Mais pour que cela marche, il ne suffit pas à Swayze d'être sexy, "il lui faut établir un rapport physique sur la piste de danse, sinon, on ne croira pas que c'est là, dans la chambre, que ça se passe. Pour y arriver, la formation de danseur de Swayze est vitale".

 

Et si elle en est la clef, c'est notamment par la façon dont Swayze exploite son expérience de danseur, grâce à laquelle il a appris ce que veut dire le mot "partenaire" et comment fonctionne ce partenariat :


"Le duo homme-femme est la pierre angulaire du ballet. L'homme se met au service de la femme, la soutient, l'aide à s'exprimer, la soulève, forme le cadre qui l'entoure" ... "Traditionnellement, l'homme mène et la femme suit, mais l'objectif ici n'est pas le contrôle : comme dans le ballet pas de deux, l'homme est le terrain sur lequel elle brille."

 

Roy ajoute plus loin : "Regardez Swayze dans Dirty Dancing, et vous remarquerez cet élan d'attentions, cette concentration du regard : ses "yeux gourmands" fixés sur ceux de sa partenaire, sa concentration à lui sur sa performance à elle.

C'est à la fois puissamment romantique et profondément sexy et Swayze réussit la synthèse des deux, non par son jeu d'acteur, mais parce qu'il a appris ce que signifie la danse en duo".

 

Dans le film Ghost (1990), qui n'est certes pas un film de danse, il apparaît clairement que la scène culte (celle de la poterie) s'apparente à un numéro musical. Encore une fois, Swayze insère dans son jeu toutes les perceptions tirées de la danse en duo pour interpréter un homme concentré à tel point sur sa partenaire qu'il prolonge ce transport d'attentions même au-delà de sa propre mort".

 

Si l'on veut trouver une autre interprétation emblématique de cette fixation de l'esprit et du corps sur l'autre, intrinsèque à la danse en duo, il suffit de regarder Patrick Swayze danser avec sa femme, la danseuse et chorégraphe Lisa Niemi.


Il me revient à l'esprit une anecdote que j'ai lue, toujours dans un article du Guardian, après le décès de Patrick Swayze : l'auteur Joe Queenan commentait ce qu'il avait écrit un jour, à propos de la scène de Ghost dans laquelle le spectre effaré joué par Swayze se penchait sur son propre corps sans vie. Queenan disait ceci : "À l'époque, n'étant pas particulièrement impressionné par le talent d'acteur du danseur, j'avais écrit que l'idée de deux Patrick Swayze sur la même planète, voilà qui était presque trop à contempler pour l'esprit humain. Cela m'avait semblé alors un bon mot amusant.  Mais aujourd'hui, ils sont des millions, qui comme moi, aimeraient sincèrement qu'il y ait un deuxième Patrick Swayze pour remplacer celui qui est mort hier."

Dommage qu'il ait fallu lui rendre cet hommage posthume si prématurément.

Swayzeness, ô Swayzeness....
just give me
One Last Dance

 

 

 
To  PATRICK SWAYZE
     Thanks for Everything
 
           JULIE NEWMAR and Co !

 

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 22:34

THE SUM OF US : La SOMME DES SENTIMENTS ?
(cliquer sur le titre anglais ci-dessus pour accéder à l'un des deux extraits du film!)


Pour des raisons encore obscures, ce merveilleux film australien, intitulé "The Sum of Us",  datant de 1994 et dans lequel jouent Jack Thompson et Russell Crowe, n'est sorti pendant des années qu'en Allemagne (sous le titre: Die Summe der Gefühle - La Somme des Sentiments) et est même dorénavant difficile à trouver là-bas.

 Extrait (début du film) :

S
i j'en parle sur ce blog, c'est que The Sum of Us est un des films les plus originaux et attachants que j'aie vus (et j'en ai vu!). Il mêle humour, sentiments, tendresse et drame sans jamais perdre son objectif : certes plaider la tolérance, mais surtout raconter une histoire parfaitement naturelle... de manière naturelle. Une ode à la vie, à l'amour ? La preuve: les acteurs s'en donnent à coeur joie sans jamais forcer leur jeu.

De quoi parle ce film ?

Situé à Sidney, Australie, le film "The Sum of Us"  expose la relation harmonieuse entre un père veuf, Harry, et son fils homosexuel, Jeff, dans leur recherche indviduelle pour trouver leur partenaire idéal. Harry, qui aime inconditionnellement les femmes et son fils, joueur de rugby, en fait même un peu trop pour aider ce dernier dans la recherche de l'homme idéal. Tandis que Harry s'éprend lui-même d'une femme aux opinions conservatrices (Joyce) qu'il a connue par agence matrimoniale, Jeff tombe amoureux d'un jardinier, Greg. Mais voilà, Greg est lui-même  perturbé par sa relation douloureuse avec son père homophobe, ce qui ne fait que compliquer la situation, car il a du mal à s'adapter au style naturel qui caractérise les relations entre Harry et son fils Jeff. Cette relation, paradoxalement, inhibe Greg. 

 


Harry, de son côté, se rend compte peu à peu que  tout le monde n'apprécie pas sa propre tolérance de l'homosexualité de Jeff.


Mais pourquoi Harry devrait-il donc avoir honte de Jeff ? "Nos enfants ne sont que la somme de nous tous ... de toutes les générations", voilà son credo.

Lorsque Harry est victime d'une attaque cérébrale, Jeff décide de rester pour prendre soin de son père...

 

Les acteurs sont formidables (mention spéciale à Jack Thompson et Russell Crowe), et,  petite spécificité, les deux protagonistes parlent de temps à autre directement au spectateur en regardant la caméra.  Loin d'être énervant, ce procédé permet au spectateur de se sentir sollicité.

Cerise sur le gâteau : faire jouer le rôle du fils homosexuel à celui qui allait devenir plus tard notre Gladatior planétaire! Lequel, comme à son habitude, se jette ici corps et âme dans son rôle.

 

Dirigé par Kevin Dowling and Geoff Burton, ce film australien de 1994 est interprété notamment par  Russell Crowe et Jack Thompson. Le scénario a obtenu le prix du Australian Film Institute et celui du  Montréal World Film Festival, et le film a été nommé meilleur film au   Cleveland International Film Festival.

 

Ce film est tiré d'une pièce de théatre dirigée par Kevin Dowling et jouée le 16 octobre 1990 au off-Broadway Cherry Lane Theatre,


Voilà ! Si vous trouvez ce film quelque-part, n'hésitez pas : un moment de bonheur !
Un b-mol cependant, mais il est de taille : le film étant australien, l'accent est aussi australien et le dvd allemand n'a pas les sous-titres en anglais, seulement en allemand. Et il y a beaucoup de dialogues...


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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 16:36


Que faire fin mai ?
Ce qui me plait !
En l’occurrence, revoir Star Trek, 11 ème du nom, de J.J. Abrams (Lost, Fringe...).


Comme le réalisateur le fait remarquer, ce n’est pas qu’un film pour les fans. C’est un énorme épisode télé sans message (une nouveauté dans la saga, mais on ne s’en apperçoit pas tant le rythme est effréné), nanti de moyens tout aussi énormes, aux interprêtes bien choisis et aux surprises bienvenues (comme l’ancien Mr Spock).
L’équipe a exploré l’univers de G. Roddenberry pour en retenir la vulcanienne moëlle tout en trouvant l’idée idéale pour éliminer ce qui ne lui convenait pas. La musique outrée comme le caractère des personnages, le ton léger et les magnifiques effets spéciaux de ce grand manège devraient attirer plus de spectateurs que le dernier opus en date (le beau Nemesis de S. Baird), qui s’était vautré à moins de 55000 entrées.
On ne se bousculait pas, précisons-le, dans les deux salles plutôt vides du mercredi de la sortie et de ce dimanche à Roubaix ; il est vrai, à des horaires peu porteurs (18 h 50 et 13 h 50)...

Même si certains ont écrit, peut-être pas sans fond, qu’à trop ravir la rétine, le film risquait de ne pas s’y incruster durablement, j’achèterai le DVD pour ne pas oublier cet épisode !
Longue vie et prospérité à la nouvelle série cinéma...
                                       
                                                      Le nain paléocinéphile.

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