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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 13:23
On peut lire des analyses intéressantes dans la presse étrangère : je viens de tomber par exemple sur un article de la presse allemande dont le contenu était fort intéressant. 

Dans la catégorie "sus aux erreurs de pensée", un article par Jan Ross*, publié le 15 octobre 2009 dans l'hebdomadaire allemand Die Zeit, s'attaque de manière analytique aux moteurs et erreurs de perception et d'interprétation,
aux États-Unis comme à  l'étranger, en ce qui concerne l'action politique menée par Barack Obama, et partant, l'homme lui-même, puisque le leitmotiv des critiques dont il fait l'objet se rapporte au vocabulaire psychologique : il est en effet régulièrement question de la prétendue "indécision" de Barack Obama au niveau politique, et par extension, de la "faiblesse" dont il ferait preuve dans la fonction qui est la sienne...

Partout dans la presse, on peut lire que l'attribution à Barack Obama du prix Nobel de la Paix, loin de le soutenir dans sa démarche politique, constituerait plutôt une pierre dans le jardin géopolitique du président américain : finis les beaux discours, dorénavant, il s'agirait d'afficher des résultats! Les critiques fusent de toutes parts : pour certains, Obama n'en fera jamais assez et reste une promesse non tenue, pour les autres, notamment ses détracteurs Républicains, il pratiquerait une politique d'affaiblissement des États-Unis.

Et justement, dans les discours souvent haineux qui dénoncent l'attribution du prix Nobel de la Paix à Obama sous prétexte qu'il plairait aux Européens désireux d'une "Amérique affaiblie, castrée, et c'est [le prix Nobel de la Paix] leur manière de propager cette idée", dans cette exagération des blâmes proférés contre le président américain par les néo-conservateurs, se trouve la mélodie de fond qui sous-tend la critique typique de la droite américaine : cette exigence "des actes, pas des mots "", la peur de la "faiblesse", l'attente d'un acte libérateur,  alors que même ses amis ont trouvé que l'attribution du Prix Nobel de la Paix à Obama était bizarre.

Mais voilà : comme le dit Jan Ross dans son article, "il y a une erreur de pensée fondamentale dans l'exigence de résultats qu'Obama se devrait enfin de délivrer, dans les doutes exprimés sur sa force et sa fermeté. On utilise ici les critères d'autrefois, les lois d'un monde disparu." Et Ross continue en expliquant qu'en effet, ce n'est  pas la prétendue indécision de Barack Obama qui serait responsable de la modestie des succès remportés jusqu'ici et que la résistance du monde aux volontés américaines "n'a rien à voir avec les qualités personnelles du président américain, mais en réalité avec la perte historique de la puissance des États-Unis (et de l'Ouest en général). Nous voici donc face à un processus historique dans lequel Obama a été propulsé, dont il est l'expression et qu'il doit maintenant gérer".

Fini le temps où les occidentaux réglaient les problèmes entre eux, où les États-Unis pouvaient n'en faire qu'à leur tête et ignorer les exigences du reste du monde (comme ce fut le cas pour la guerre en Irak en 2003), puisque plus rien ne se fait dorénavant sans la Chine ou l'Inde. Dans la crise avec l'Iran par exemple, comme dans celle du Moyen-Orient, sans oublier la crise économique mondiale, il convient de s'assurer la coopération de tous les pays susceptibles de peser dans la balance.

Et le journaliste allemand de conclure avec perspicacité: "il serait illusoire d'imaginer qu'un président américain n'a qu'à taper du poing sur la table pour faire disparaître ces déplacements de pouvoirs. Croit-on sérieusement qu'un président McCain "volontariste" ou une présidente Clinton plus axée sur "des faits, pas des mots" auraient poussé  vers la sortie le président frauduleusement élu Ahmadinedjad ou qu'ils auraient amené les jeux olympiques à Chicago ? Toute cette rhétorique "de commandement" n'est qu'une gesticulation avec des épées en plastique.

Jan Ross va même plus loin en affirmant que les critiques des opposants au président Obama dans son pays obéissent à la tactique du "refoulement" : il s'agit en effet de rendre Obama, ses idées et son milieu social responsables de la crise, afin d'éviter de regarder en face la reálité amère du déclin historique. "Mais que dans le reste du monde, il y en ait tant  qui eux-mêmes intériorisent de cette perspective, voilà en revanche qui est surprenant", nous dit-il.

La leçon qu'en tire le journaliste allemand est intéressante et l'on devrait y réfléchir, surtout ceux qui ont intériorisé la perception d'un Obama "faible" et "indécis". Jan Ross nous dit ceci : "la déception face à un Obama "faible" et "incapable de fournir des résultats" nous fait oublier un peu vite quel genre d'espoir avait été mis en lui. Non, comme aiment à le répéter les détracteurs d'Obama, que ce dernier, tel un messie, éradiquerait le Mal de ce monde. Mais qu'avec le nouveau président des États-Unis, un minimum de raison pourrait réintéger les rapports internationaux, que la température globale de la crise baisserait et que les États-Unis s'adapteraient à la réalité modifiée du 21e siècle - à la réalité de sa propre perte de puissance."  Et à en croire le journaliste, c'est bien une présidence à la mesure du changement historique vécu par les États-Unis que nous avons actuellement : le destin du "dirigeant du monde libre" est co-décidé par le reste du monde, notamment parce que seuls des succès internationaux pourront protéger Obama contre les reproches de son opposition nationale selon lesquels il braderait le destin de l'Amérique.
 
Pour cette raison, les mots martelés par Obama ne sont pas anodins : en effet, comme le rappelle Jan Ross, "Quand Obama dit que les États-Unis ne peuvent pas porter seuls sur leurs épaules les fardeaux du présent et de l'avenir et qu'ils ont besoin d'être aidés, il ne faut pas y voir une simple fa
çon de parler. Ce dont notre époque et la présidence d'Obama ont besoin, c'est d'un travail d'équipe ("teamwork") au niveau mondial."

Comme disait l'autre : "Alea jacta est."

*Article de Jan Ross dans Die Zeit, intitulé: "L'impuissance du plus puissant" ("Die Ohmacht des Mächtigsten")
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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 12:15

À l'heure où la France, par la voix de son président, s'apprête à revenir officiellement dans le giron de l'OTAN et de sa structure militaire de commandement, il ne fait aucun doute que notre pays subira encore plus que l'Allemagne la pression de Washington en ce qui concerne ses exigences d'une plus forte implication de l'Europe en Afghanistan en matière de troupes et de soutien logistique. En effet, Barack Obama (1) a désigné l'Afghanistan comme étant le "front central dans la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme". Et son vice-président Joe Biden (2) d'ajouter : "nous avons hérité d'un véritable bourbier".


Question :  devons-nous réintéger l'OTAN ? Le débat est bien entamé en France ; indépendamment des arguments présentés de part et d'autre concernant le pour ou le contre, passons directement à la deuxième question : celle du timing : est-ce bien le moment de réintégrer l'OTAN?


En lisant le magazine allemand Der Spiegel (3), on apprend que si "Berlin se refuse pour l'instant à un renforcement de ses troupes, des gouvernements de l'Union européenne se montrent cependant les premiers à se plier aux exigences de Washington."


Et le magazine allemand d'ajouter : 


"Depuis longtemps représenté  [ndlr: en Afghanistan] par un petit contingent, Nicolas Sarkozy veut réintégrer solennellement et en grandes pompes la structure du commandement de l'Alliance. Mais en faisant cela, si l'on en croit du moins les avertissements des cercles officiant au sein de l'OTAN, il n'aurait pensé qu'en termes de postes attribués à de puissants généraux bardés d'étoiles. Le conseil des pragmatiques est simple : celui qui enverra davantage de troupes sera aussi celui qui obtiendra de hauts postes de commandement ." (3)


Donc, Obama est bien sympa, mais faut pas pousser. Si lors du sommet précédent à Bucarest, on parlait encore de "stratégies de sortie" pour les troupes en Afghanistan, l'heure est dorénavant au renforcement des troupes et les scénarios de guerre sont de plus en plus pessimistes : la situation à la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan serait explosive et même le commandant des troupes de l'OTAN en Afghanistan, le Général David McKiernan, se montrerait des plus pessimistes, réclamant depuis des mois un renforcement des troupes. "Même avec ces troupes, je dois avouer que 2009 sera une année difficile", constate-t-il.


Pas de retrait en vue dorénavant et force est de constater que les États-Unis ne pourront pas gagner cette guerre à eux seuls. Et, toujours selon le Spiegel, Washington n'entend pas supporter à lui tout seul ce fardeau. D'autant plus que cette guerre coûte des milliards et que les États-Unis ont de plus en plus de mal à la financer.


Mais les renforts modestes déjà offerts par les alliés comme la France ou l'Italie ne sont qu'une goutte d'eau dans la mer, tandis que les partenaires de l'OTAN  considéreraient que toute proposition de contingent inférieure à 1000 hommes ne constituerait qu'un effet d'image négligeable dans cette guerre.(3)


Et comme l'ampleur de l'engagement d'un pays déterminera forcément son influence, il semble évident que, dans la situation actuelle, ce sont les États-Unis qui resteront aux commandes. Toujours est-il que, malgré la pression subie par l'Allemagne dans cette situation, Berlin refuse encore de faire des promesses supplémentaires. Le gouvernement de coalition CDU-SPD est sur la même ligne dans cette affaire : hormis les avions de surveillance Awacs mis à disposition par l'Allemagne et éventuellement un renforcement de l'aide civile, il ne devrait pas y avoir de nouvelles missions en 2009. Berlin applique sa devise : "nous faisons déjà beaucoup, c'est au tour des autres maintenant". (3)


C'est dans ce contexte qu'aura lieu, dans un mois, la conférence de l'OTAN à Strasbourg et à Baden-Baden. Et pendant ce temps, nous apprenons, toujours par le magazine Der Spiegel (4),  que notre président a provoqué une controverse et tenu en haleine pendant des semaines les diplomates de l'Alliance en poste à Bruxelles, car il exigerait à tout prix et en dépit des usages, d'être assis à côté du secrétaire général de l'OTAN. Si l'on en croit le magazine allemand, il serait même question d'un boycott de sa part, s'il n'obtient pas satisfaction... 


Tout cela est bien résumé par le Spiegel sous forme de dicton dans son article du 19.02.2009 : "Qui sursaute trop tôt se fait encore plus chatouiller" ("Wer zu früh zuckt, wird noch mehr gekitzelt.") (3)


Étonnant non ?


(1) Propos d'Obama à l'émission CBS' "Face the Nation." "we have to understand that the situation is precarious and urgent here in Afghanistan. And I believe this has to be our central focus, the central front, on our battle against terrorism".


(2) Entretien de Joe Biden avec : CBS' Face The Nation : "So the bottom line here is, we've inherited a real mess."

(3) Der Spiegel du 19.02.2009 : "Obama setzt Nato-Partner unter Zugzwang" (Obama met les partenaires de l'OTAN au pied du mur") http://www.spiegel.de/politik/ausland/0,1518,608586,00.html


(4) Der Spiegel du 14.02.2009:  "Sarkozy zettelt Streit über Sitzordnung an" (Sarkozy provoque une controverse sur le placement des participants du sommet") http://www.spiegel.de/politik/ausland/0,1518,607601,00.html




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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 16:04

Hier soir, notre Guide Président s’exprimait pour nous rassurer, foules inquiètes et néanmoins sentimentales que nous sommes


Sur la forme, il a été posé, pas agressif, calme…des qualificatifs qu’il
n’est pas usité de lui appliquer. Autant le reconnaître : il était bien.

Je n’en dirais pas autant des journalistes qui m'ont stupéfiée par leur passivité  (sauf peut-être Guy Lagache de M6 un peu plus pugnace et Alain Duhamel que je n'écoute cependant  plus trop car j'ai l'impression qu'il fait partie des meubles depuis des lustres). Laurence Ferrari est une insulte à toutes les femmes qui ne veulent pas être des potiches : elle a joué les pots de fleurs avec un sourire niais  d'un bout à l'autre de l'émission, c'était consternant. David Pujadas, transformé en statue de sel, était aux abonnés absents; un désastre.
Et cela a continué lors de l’émission d’Yves Calvi qui suivait et était sensée éclairer nos lanternes vacillantes sur le sens du propos du Grand Communicateur (pour le cas où nous ne les aurions pas bien compris).  Edwy Plenel de Media part  (qui par moment ressemblait à un  imprécateur sous  cocaïne)  et Nicolas Domenach de Marianne (sorte de  Roi Lear perdu dans la tempête) ont joué les têtes à claques avec conviction nous servant les très attendus et désormais bien rodés : "fait du prince", "il joue perso", "il ne dit rien", "il n'a rien compris", "c'est totalement archaïque". Face à eux, Nicolas Beytout des Echos (que je trouve personnellement assez tête à claques également, dans un autre genre) semblait un peu endormi, mais peut-être était-ce une impression due au contraste avec les deux autres excités. Il émergeait de sa torpeur pour se réjouir mollement  (moins d'impôts : super, investissements : super, pas de hausse du smic : super ). La seule qui esquissait une réflexion était la journaliste du Point, Sylvie Pierre-Brossolette, que ses confrères pourraient remercier d’avoir sauvé du naufrage total leur radeau déjà mal en point.


Et sur le fond, me direz-vous (peut-être), que nous a-t-il appris "le Petit Père de la Rupture Abandonnée" (pseudo que nous devons à l’imaginatif Nain Paléontologue) également  dit "le gros hic" ? (pseudo du à l’inventivité de la Naine Falbalas alias Cruelle Lettrée).  

 

Eh bien il a dit (je résume) qu'il ne savait pas combien durerait la crise, si elle allait encore s'aggraver, qu'il ne savait pas tout et ne pouvait pas tout, ce qui, moi, m'a plutôt rassurée car j'y ai vu un retour à un comportement normal. Il  a ajouté que cela n'empêchait pas d'agir pour sortir le plus vite de cette crise.

Pour ce faire, parmi les  propositions lancées comme des bonbons aux journalistes toujours très sages, il a suggéré de revoir l'impôt sur le revenu pour en exonérer ceux qui payent le moins. En somme, la bonne vieille recette de droite : moins d'impôts directs. Le « hic » (comme dirait Falbalas)  c'est qu'il y a déja énormément de français qui ne payent pas l'impôt sur le revenu (la moitié des foyers fiscaux), que la dette publique s'acroît ainsi que le déficit et qu'il faut bien financer l'action publique. Mais il est vrai que notre Grand  Réformateur veut diminuer les dépenses de fonctionnement en ne renouvelant pas la moitié des fonctionnaires qui partent à la retraite... Moi, je veux bien : après tout, sans doute existe-t-il moult doublons et moult services d’utilité très contestable dans notre pléthorique administration. Mais pas d'accord s’il s’agit d’amputer et d’atrophier ce qui contribue à l’unité sociale de notre pays (notamment, les soins de  santé pour tous), à son avenir (l’éducation et la recherche) et à sa cohésion (la justice et la police).


Autre impôt à faire disparaître selon le Grand Eradicateur, pour être plus compétitifs face aux autres pays et dissuader les entreprises de délocaliser : la taxe professionnelle. Ce ne serait pas une suppression apparemment mais plutôt une réduction puisque ce qui disparaîtrait serait la part qui frappe les machines et outils de production. A supposer que j’ai bien compris, l’idée me semble bonne. Mais le problème est de savoir par quoi on remplace les recettes car le budget des communes est très dépendant de la taxe professionnelle. 

 

 

En commentant l’émission, Bernard Thibaut (le Bayard de la CGT) a dit : « le MEDEF mène 8 milliards (la taxe professionnelle) à zéro ». Pour les syndicats, en effet,  le compte n’y est pas et les salariés sont les oubliés de ces annonces.  Ils ne sont pas belliqueux pour autant , pour une raison bien simple, c’est que, innovation notable, le Suprême en a appelé plus d’une fois à la négociation avec les partenaires sociaux, donnant une importance nouvelle et rafraîchissante à la concertation. D’où une avalanche de propositions qui vont considérablement gonfler l’ordre du jour de la rencontre du 18 février (telle par exemple, celle d’augmenter significativement l’indemnisation des salariés en chômage partiel ). Les syndicats s’affirment prêts à négocier et pour faire pression,  vont d’ores et déjà prendre date pour une nouvelle journée d’action, ceci  au cas où le 18 février ne donnerait rien – et ils ont raison, c’est de bonne guerre.

 

Sur le front du pouvoir d’achat, des propositions aussi : des chèques emploi services payés par l’état pour aider les français malmenés par la crise dans leur vie quotidienne, ou encore  l’augmentation des aides sociales, comme les allocations familiales. Mais pourquoi ne pas, plutôt que ces dernières, augmenter les aides accordées en fonction des revenus comme les allocations logement à un moment où les loyers pèsent lourdement dans les budgets des familles ? Autre proposition : la baisse des taux de TVA sur certains produits et services  (à négocier au niveau de l’Union européenne).

 

Sur la moralisation et la régulation du monde des affaires, une position commune au niveau de l’Union européenne devrait être adoptée pour être en position de force dans les futures négociations internationales (ce n’est pas gagné). Il faudra également  lutter contre les paradis fiscaux (à noter que la Commission européenne vient de proposer des directives pour lutter contre la fraude fiscale et lever le secret bancaire, ce qui fait tousser au Luxembourg et en Autriche). Là encore, ce n’est pas gagné. Et enfin,  les syndicats ouvriers et patronaux vont devoir négocier une proposition fort emblématique qui, si elle était adoptée, signifierait que, oui, les temps changent : celle de répartir plus équitablement les bénéfices des entreprises, en donnant moins aux actionnaires et plus aux salariés. Avec un avertissement du Grand Régulateur Social : la solution devra être trouvée rapidement sinon c’est le législateur qui fixera les règles.

 

Et pour désamorcer la grogne des universités, une pépite à l’intention des enseignants chercheurs : la méthode d’évaluation de leurs travaux,  ce point qui les fâchait tant dans les propositions de Valérie Pécresse sera rediscutée. Ce qui compte, nous a dit le Grand Conciliateur, c’est qu’il y ait une évaluation ( mais les chercheurs n’y sont pas opposés, car dans les faits elle existe déjà sous des formes différentes).

 

Bref, ce fut une intervention intéressante. Il reste à savoir ce qui en ressortira de concret.

 

Naine très circonspecte

 

 

 

 

 

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