société

Lundi 9 novembre 2009

C’était aujourd’hui ou jamais. Il fallait bien fêter ce moment d’histoire. Dix ans, c’est court pour des célébrations. Vingt ans, c’est opportun, c’est le temps d’une génération: celle des Allemands nés en 1989, ils ont 20 ans en 2009, c'est la première génération qui n’a pas vécu le „Mur“.

 

L’Allemagne fête en effet aujourd’hui le vingtième anniversaire de la Chute du Mur de Berlin, mais la ville a déjà fêté tout le week-end cet événement. Des dizaines de milliers de personnes sont venues admirer le „Mur de dominos“ en polystyrène qui a été érigé pour la circonstance sur un kilomètre et demi, qui a été décoré par des artistes et des écoliers de toute l’Allemagne et qui sera symboliquement détruit lundi soir. L’ancien syndicaliste et president polonais Lech Walesa*et l’ancien premier minister hongrois Nemeth* donneront le coup d’envoi à la chute du "Mur de dominos" devant le Reichstag, tandis qu'au même moment, des écoliers et le président de la Commission européenne feront tomber les premiers dominos du dispositif sur la place Potsdamer Platz. La fête de la Liberté à Berlin, à laquelle des centaines de milliers de visiteurs sont attendus, couronnera les festivités liées à cet anniversaire. Y prendront part également des chefs d’États et de gouvernements  ainsi que la ministre des affaires étrangères américaine Hillary Clinton et le président russe Dmitri Medvedev.

 

Que fête-t-on en réalité au bout de vingt ans avec la chute du Mur de Berlin?  La liste est longue , entre autres : la fin d’un régime peu soucieux des libertés individuelles, la réunification d’un pays scindé en deux par la Guerre froide au terme d’une abominable Seconde guerre mondiale, le balbutiement d’une Union européenne en pleine expansion géographique, bref un nouvel ordre mondial dans la foulée d’une redistribution politique des cartes à l’échelle européenne.

 

Pour sa part, Angela Merkel, qui est née et a grandi en République démocratique allemande,  a déjà prononcé dimanche soir un discours vantant le courage montré à  l’époque par ses concitoyens.

 

   "Les citoyens ont fait preuve de courage lorsqu’ils se sont dressés contre la dictature communiste”, a dit la Chancelière dimanche à Potsdam. Vingt ans plus tard, Angela Merkel exhorte ses concitoyens à s’inspirer de cet exemple pour s’engager en faveur des autres et contre l’injustice. “Ce que nous avons vécu devrait nous motiver à continuer à montrer du courage“. Puis, elle s’est adressée à l’ancien dirigeant de l’ex-Union soviétique, présent dans le public, en lui disant ces mots : „Vous n’êtes pas intervenu. Et cela, mon cher  Mikha ïl Gorbatchev,  a réprésenté beaucoup, vraiment beaucoup."

Quant au Ministre fédéral des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, il a exprimé  lors de la même soirée la profonde gratitude de l’Allemagne envers les États-Unis pour l’aide qu’ils lui ont fournie à l’époque.  Mais il a déclaré qu’il n’était pas exact de dire que le Mur était tombé. “Il a été défoncé. Défoncé par des gens et défoncé de l’Est vers l’Ouest. Il a été pris d’assaut et renversé, creusé, démoli, au cours d’une révolution pacifique.“ Il ne s’agirait pas d’oublier, a-t-il précisé, combien de gens sont descendus dans la rue même avant la chute du Mur et y ont risqué leur vie. “Ce sont eux, les héros“, a déclaré ce membre du parti centre-libéral FDP.

Hillary Clinton a donné également de sa personne en appelant à faire tomber de même les „murs du 21ème siècle“ et elle a cité comme enjeu international majeur la lutte contre le terrorisme, contre la prolifération des armes atomiques et la lutte contre le changement climatique.


Étonnant, non?

Mon programme de cinema était aujourd’hui à l’unisson de cette célébration. Comme sur une carte postale, on pouvait lire :

La Vie des Autres Entre les Murs          

Bons Baisers de Russie

 

Goodbye

Lenin !

 

 

*Le syndicat polonais Solidarnosc, conduit par Walesa durant les années 80 a fait vaciller les bastions du communisme, tandis que c’est sous le régime de Nemeth qu’en été 1989, les dispositifs frontaliers austro-hongrois ont été détruits.
Par Naine Berlinoise
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 8 avril 2009
Suite aux deux articles que j'ai publiés récemment sur ce blog en ce qui concerne la question carcérale en France et l'analyse qu'en avait faite Robert Badinter sur la station de radio de France Inter, on s'aperçoit que le problème constant relatif à l'impératif de sécurité qui relègue au second plan, voire même nie le droit tout aussi vital à l'intimité du détenu est considéré comme très préoccupant dans un rapport effrayant qui a été publié par le contrôleur général des prisons Jean-Marie Delarue et qui fait l'objet d'un article dans le Monde du 08 avril 2009, intitule : La sécurité passe aussi par le respect de l'intimité (cliquer sur le titre pour accéder à l'article). La lecture de cet article est, hélas, très instructive.


 
Par Naine (re)choquee
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 14 mars 2009
Dans la période de crise que nous vivons actuellement, tous les "experts" de l'économie et de la finance se précipitent pour nous expliquer frénétiquement pourquoi et comment nous en sommes arrivés là et quelles conséquences il nous faut  ou - pour les plus frileux - il faudrait en tirer. En effet, l'expérience récente nous a appris à nos dépens qu'un expert peut se révéler être un sage devant une boule de cristal. Un tel désastre économique, financier et au final, social, est manifestement une aubaine pour ces experts en tous genres. Cela dit, tous ne nous assènent pas des discours dérisoires, mais en fin de compte, pour le commun des Nains/Naines que nous sommes, une question ne tarde pas à nous tarauder : dans cette triste affaire, les mots ont-ils encore un sens ? Et si oui, que signifient ces mots nouveaux, dont la plupart ont fraîchement débarqué pour notre malheur dans notre vocabulaire de profanes, ces mots dont nous n'avions souvent aucune idée de leur existence, il y a seulement quelques mois ?

Dans un article paru dans l'édition no. 12 - mars 2009 - du magazine allemand
Die Zeit et intitulé Das Alphabet der Krise (L'alphabet de la crise), l'écrivain allemand Hans Magnus Enzensberger* nous montre que ces mots de la crise, qui eux-mêmes en égrènent les maux multiples, ont bien un sens, et qu'ils sont aussi brutaux que leur tonalité - que ce soit en allemand - dans le texte - ou ici dans leur traduction fran
çaise.

Ainsi, comme nous le dit Hans Magnus Enzensberger comme mise en garde, "l'économie produit son propre vocabulaire dont la brutale lisibilité qu'il affiche était jusqu'ici inhabituelle dans la branche financière."

Notre écrivain décapant continue  par une liste de ces mots à proprement parler "aberrants" et nous livre pour chacun son explication personnelle.

J'en citerai quelques-uns qui nous menacent d'overdose.


Ainsi, pour définir la prime à la casse (die Abwrackprämie), il nous dit qu'il s'agit d'une récompense pour la destruction d'objets de consommation, que la prime versée à son bénéficiaire n'est autre que celle qu'il avait versée lui-même en tant que contribuable. Que la prime à la casse s'applique également aux banques insolvables qui, elles-aussi, partent à la casse, mais que dans ce cas, la prime est attribuée en tant que bonus aux managers qui ont pourvu à la faillite.

Pour ce qui est des désormais célèbres Bad Banks, terme passé entre-temps dans la langue courante de tous les pays, Enzensberger parle dans leur cas d'un "néologisme qui rappelle la tirade sur les moutons noirs et qui ne laisse pas entrevoir s'il existe aussi des banques au sein desquelles prospère le Bien."

Si vous cherchez encore un conseiller (der Berater), sachez, selon l'écrivain, que vous aurez affaire à "un employé de banque qui avance tout autant dans le brouillard que ses clients, mais qui, lui au moins, tant que le chiffre d'affaires est au beau-fixe, gagne de l'argent avec, au lieu d'en faire les frais."

Quant au fameux paquet (das Paket), rendu célèbre en France par le fameux "paquet fiscal" instauré par notre président, il s'agit d'une marchandise encombrante qui, tel Noël qui sonne à la porte, est apportée bien ficelée et acheminée partout.

Le mot produit (das Produkt), somme toute un mot banal, est souvent associé dans le contexte économique à l'adjectif "innovant", le ramenant ainsi à n'être qu'un "produit imaginaire de toute branche qui est fière de ne rien produire."

Lorsque Enzensberger s'attaque au concept grandiose d'économie réelle, appelée souvent aussi "Realéconomie" (die Realwirtschaft), il nous apprend avec férocité que l'on parle d'une "économie réelle" ou d'une "Realéconomie" pour la distinguer de son contraire, à savoir une économie [Ökonomie], qui s'occupe avant tout de fictions."

Et que dire du management du risque (das Risikomanagement),  sinon qu'"il sert, non à limiter les effets collatéraux, mais à les augmenter. Aucun mode d'emploi n'est prévu. Médecins ou pharmaciens ne font pas partie du personnel."

Et nous voilà arrivés sans crier gare à un terme qui déclenche d'habitude la polémique partout, en France comme ailleurs. Il s'agit de  l'étatisation (die Verstaatlichung). Que nous dit Enzensberger, sinon que l'étatisation est cet "idéal des partis communistes que les grandes banques supplient d'obtenir à leur profit."

Dans ce monde cruel de la finance où tout s'en va à vau-l'eau, que reste-t-il de ce noble sentiment sur lequel reposait jusqu'ici notre système économique et financier? Je veux parler de la confiance, évidemment. Eh bien, nous apprenons brutalement que nous nous sommes fait berner. En effet, selon Enzensberger, la confiance (das Vertrauen), dans ce monde de brutes, ce n'est qu'un "sentiment dont on s'arrache les faveurs, parce qu'une autre sensation, la méfiance (das Mißtrauen), s'est avérée profitable."

Et comme tout finit toujours par des questions, il n'en reste qu'une, toujours la même :
"étonnant, non ?"**

* Cliquer sur le nom de Hans Magnus Enzensberger pour lire l'interview paru dans "l'Orient littéraire" du journal en langue française L'Orient Le Jour
**Citation empruntée à
Pierre Desproges

Par Naine économe
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 8 mars 2009
À l'occasion de l'examen du projet de loi pénitentiaire au Sénat, Robert Badinter  (1) est venu exprimer quelques réflexions sur le sujet lors d'un entretien accordé à France Inter (2), le 3 mars 2009.

Au début de son entretien sur France Inter, Robert Badinter a tenu à rappeler d'emblée une déclaration de principes. Il s'agit de trois principes connus :
 
1) l'État de droit ne s'arrête pas à la porte des prisons
2) le détenu est un homme et un citoyen sous réserve des droits qui lui ont été retirés par la justice (aller et venir notamment)
3) l'insertion/la réinsertion est un impératif de valeur constitutionnelle.

Nous verrons au fil de l'article que ces principes sont loin d'être évidents pour tout le monde.

Quand on parle du problème pénitentiaire, on est toujours - et légitimement - ramené à la discussion sur le problème des victimes : les droits des victimes opposés aux droits des détenus. Il semble donc légime d'aborder d'emblée cette problématique, que Badinter a évoquée lui-même dans son entretien.

Robert Badinter distingue à juste titre le droit des victimes à être considérées en tant que telles et l'exécution, l'application des peines infligées aux détenus dont elles ont été victimes.

Est-il utile de rappeler que, lorsqu'on parle du problème pénitentiaire, on parle de l'exécution de la peine et des conditions de cette application de la peine : il ne s'agit donc pas de refaire le procès.

En ce qui concerne le droit des victimes, Badinter a souligné qu'en tant que Garde des Sceaux, il a fait progresser les droits des victimes au plus haut niveau de l'Europe. Et qu'il s'agit de continuer.

Revenant à la thèse défendue par le gouvernement actuel, selon laquelle le droit des victimes prévaudrait/passerait avant le droit des détenus/condamnés, il a bien sûr dit "oui au droit des victimes", a ajouté que le fait que la victime qui souffre ressente psychologiquement l'idée de la remise en liberté de celui dont elle a été la victime est concevable, mais qu'en matière d'exécution des peines, il faut prendre garde à ne pas soumettre le droit des détenus à l'autorisation des victimes, car ce serait "privatiser" la justice qui deviendrait de ce fait l'exercice d'une vengeance privée. Il estime ainsi qu'on ne peut pas revenir en arrière au nom de la psychologie des victimes.

La question de la médiation pénale entre les victimes et les condamnés, comme cela se fait en Belgique, est selon Badinter, une voie à suivre.

D'ailleurs, à propos des victimes, il me semble qu'un élargissement de la pensée s'impose : que pense-t-on de l'accroissement du pouvoir politique sur la justice avec la suppression du juge d'instruction et du fait que, par conséquent, les enquêtes seront confiées au parquet dépendant lui-même du pouvoir ? N'y aura-t-il pas des victimes qui ne seront pas politiquement correctes ?...

Au sujet du bracelet électronique comme alternative à la prison, Badinter pense que le bracelet électronique mobile est un bien pour les courtes peines. Pour les peines de longue durée, les effets, psychologiques et autres, ne sont pas encore connus. Pour les courtes peines, c'est une alternative bienvenue à l'incarcération. Notamment du point de vue de la surpopulation carcérale, qui fait que les prisons ne sont pas la solution, mais deviennent le problème.

Quant à la construction des prisons, Badinter dit qu'il faut en construire et en rénover, certes, mais ne pas accroître à l'infini le nombre des prisons, sinon, il s'agirait d'une fuite vers le "toujours plus".  En somme, cela me fait penser que l'on reviendrait alors à l'adaptation d'un schéma en vogue : "Construire plus pour emprisonner plus" !?

Loin de l'image carcérale représentant des détenus comme des durs du style Mesrine, la réalité des prisons, selon Badinter, est la suivante :
c'est un nombre effrayant de détenus dont 25% sont en proie à des troubles psychologiques graves, 13% d'illettrés ou quasi illettrés. Elle n'est pas composée uniquement de personnes de type "Mesrine", ces détenus ne constituant qu'un noyau dur, mais de 60% de gens sans emploi  ou sans perspective d'emploi, de 20% d'étrangers, bref il s'agit d'une population marginale.

Les prisons actuelles, avec leur surpopulation, entraînent la promiscuité, la dégradation et la perte de dignité. Elles ne sont en mesure ni de rendre "meilleurs" ses détenus, ni de préparer leur réinsertion, faute de moyens et de volonté politique, au contraire.

Humaniser les prisons suppose par conséquent que l'on considère les prisonniers comme des humains, c'est une question de dignité. Et au-delà, un impératif de santé publique, il me semble. À ce propos, qui nous a bassinés pendant des mois avec sa vaseuse "politique de civilisation" ?

Mais  voilà : Badinter concède qu'il existe une loi d'airain, un mythe qui veut qu'à chaque progrès, comme l'installation des télés dans les prisons, par exemple, cela a provoqué un tollé général dans la population, car dans une démocratie, dit-il, on ne peut pas faire progresser les conditions à l'intérieur des prisons au-dessus de celles des travailleurs les plus défavorisés.
Badinter s'avoue pessimiste, car il estime probable que dans la situation de crise que nous vivons actuellement, cette situation perdurera et les prisons seront les dernières servies.

Badinter ajoute que la gauche n'a pas fait en son temps tout ce qu'elle aurait pu faire dans l'affectation des ressources et des priorités sociales. Sous Badinter, la gauche faisait une politique de non communication, nous dit-il, tant ce qui se faisait était ressenti par l'opinion publique comme favorable aux criminels.

Un auditeur de France Inter a demandé à l'ancien Garde des Sceaux, qui a mené en son temps le combat majeur pour l'abolition de la peine de mort,  quels sont à son avis les grands combats d'ajourd'hui pour la justice?  À quoi Badinter a répondu que, dans le domaine judiciaire, il considère la question carcérale comme une question majeure.

Et au final, on comprend le pessimisme de Robert Badinter dans le contexte de l'examen du projet pénitentiaire actuel :
ce qui était posé comme une déclaration de principes en préambule de la discussion s'avère être elle-même l'objet du combat à mener pour les années à venir, car ces principes de base que Badinter a posés en amorce de la discussion ne sont pas évidents pour la société ni acceptés par elle,
sensible aux appels de sirènes du gouvernement selon lequel le droit des victimes est supérieur à celui des détenus et, de ce fait, implique que le droit des victimes serait galvaudé au profit du droit des détenus, conformément à un mélange des genres - confusion entre la réparation à laquelle la victime a droit et les conditions de l'exécution de la peine que doit purger le détenu.
 
Nous voyons bien que les principes posés par Robert Badinter (État de droit dans les prisons, humanisation des prisons, impératif de réinsertion dans la société) ne font pas l'unanimité.

Nénamoins, il semble que l'acceptation et le respect de ces trois principes par notre société constituent le défi majeur en matière carcérale.

J'ai souhaité ici rendre hommage à l'action d'un homme pour lequel, dans la défense de ses convictions et la manière de les défendre, la forme rend compte du fond : je l'ai déjà mentionné dans l'article précédent : loin de prendre les gens à témoins et de parler à leurs "tripes", Badinter choisit de formuler des convictions - dont sa carrière passée prouve bien combien elles sont fortes - dans un langage de raison, de tolérance et de respect - envers les deux côtés de la barre. Et c'est à ce titre que son discours est respectablement humain. Il s'adresse à l'intelligence des hommes, non à leurs pulsions de mort. Si tant est que le fumeux concept de "politique de civilisation" ait un sens, c'est à mon avis par la reconnaissance des principes évoqués dans son entretien par Badinter et la volonté - qui serait carrément  "révolutionnaire"  - de se donner les moyens de les appliquer que cette politique prendra un sens et qu'elle nous évitera à la France, et ce n'est pas la moindre des choses, de se faire épingler régulièrement par Bruxelles pour atteinte aux droits de l'homme - ce qui, cyniquement parlant - coûte au moins tout autant en amendes que l'argent qu'on pourrait investir dans la rénovation des prisons - sans parler de l'élaboration de nouveaux concepts sur la question pénitentiaire....

Toute répression passe d'abord par la prévention : on peut lire cela même dans les rapports publiés par la police...dans les pays nordiques, tels que l'Allemagne...

Références :
*Allusion à Sigmund Freud et son livre : "Das Unbehagen in der Kultur" (Le malaise dans la civilisation)
(1) http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/index.php?id=77114 (vidéo disponible uniquement pendant 7 jours sur le site de France Inter)

(2) http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/archives.php



Par Naine civilisée
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

Profil : qui sommes-nous

  • : Le blog des nains d'orgue est fait par une bande d'amis citoyens de France et de l'Union européenne. C'est le journal de leurs humeurs, de leurs coups de cœur, de leurs fous rires sur l'actualité, la science, les livres, le cinéma, les balades, l

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés