Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 20:37

 

On ne lit jamais assez entre les lignes. C’est vrai quoi, quelquefois, la réalité dépasse la fiction…

Je ne vous dis pas ma stupéfaction lorsque j’ai lu dans la presse que quelques in-cul-tes au sein des autorités italiennes avaient décidé de dissimuler les statues dénudées du musée du Capitole de Rome dans des caisses en bois sur le passage du président iranien en visite dans la capitale italienne, tout ça par peur que les seins et sexes de marbre desdites statues risquent de « porter atteinte » à  sa sensibilité (par rapport à quoi exactemment?...)  - et accessoirement aux contrats économiques prévus avec lui -. Voilà que j’apprends maintenant que l’arrivée de Rohani à Paris a mis également sens dessus dessous les autorités françaises ! Du moins, si j’en crois ce que j’ai pu lire dans le compte-rendu publié - en allemand, forcément - par le web-journal allemand LE POSTILLON, dont je vous livre ci-après la teneur :

 

Lien : http://www.der-postillon.com/2016/01/rohani-heute-in-paris-phallusartiger.html

 

 

« ROHANI à Paris : la phallique Tour Eiffel recouverte d’un voile

 

Paris – Le président iranien Hassan Rohani peut se réjouir de l’accueil respectueux qui lui est réservé aujourd’hui à Paris : afin de ne pas blesser les sentiments religieux de cet hôte de marque, la ville de Paris a fait recouvrir entièrement d’un immense drap la Tour Eiffel. Des craintes avaient été exprimées selon lesquelles cet édifice pourrait évoquer pour Rohani un pénis en érection.

 

Pour la municipalité de la ville, l’immense « tâche » de rendre invisible pour son hôte l’emblème par excellence de Paris en plein cœur de la ville a représenté un vrai casse-tête. «C’est bête, mais la Tour est visible de partout, c’est pourquoi ériger (sic) des paravents ici et là n’a pas suffi. Par conséquent, il nous a fallu la revêtir d'un voile intégral», nous a avoué la Maire de Paris Anne Hidalgo. « Mais si cela peut nous aider à passer des contrats de plusieurs milliards avec Téhéran… ».

 

Pendant des semaines entières, des centaines de couturières ont confectionné un immense drap avec lequel l’emblème de la ville de Paris, qui avait été réalisé par Gustave Eiffel en 1889, a été recouvert. Les travaux se sont achevés hier soir, à temps pour l’arrivée de l’hôte iranien.

 

Rohani s’est montré enthousiasmé par la ville de Paris et a annoncé pour ce soir une visite impromptue au légendaire Variété Moulin Rouge ; où en ce moment-même, on est en train de coudre dans la panique des costumes bien fermés et d’étudier des pas de danse très chastes.»

 

Et voilà le travail ! Ah, j’avais oublié de vous dire que DER POSTILLON (http://www.der-postillon.com/) est un journal satirique bien implanté dans le paysage médiatique allemand depuis 2008. Son auteur, Stefan Sichermann, s’est inspiré d’un journal satirique américain, The Onion, et informe ses lecteurs par des articles carrément inventés en recourant à l’humour et à la dérision dans l’objectif affiché de montrer l’actualité sous un autre angle et de réveiller l’esprit critique des lecteurs. Àdéfaut même, de tester leur crédulité…

 

Tout-de-même, je me dis que cet article « inventé » qui propose dans ce récit « imaginaire » une fiction avec toutes les apparences de la réalité, ne fait que reproduire ici le même schéma de pensée qui a fait germer cette idée proprement consternante et honteuse d’une autocensure à l’italienne, d’un obscurantisme que peu d’entre-nous auraient pu imaginer possible au sein-même de l'Europe il y a encore quelques jours…  Mais effectivement, il arrive parfois ici aussi que la réalité dépasse la fiction ...

Published by Les Nains d'Orgue - dans Humour
commenter cet article
24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 15:10

Le grand prix Eurovision... tout un spectacle... la plus grande partie du temps proprement grotesque, en tout cas désolant...

Mais il donne lieu parfois à des adaptations hilarantes, comme celle qui suit. Elle est de Hape Kerkeling, qui nous emmène dans les méandres inintelligibles de deux chansons finlandaises de l'Eurovision des années 80. Deux chansons "très finlandaises, trop finlandaises, même pour une chanson finlandaise" précise-t-il... la première se prétend déprimante, la deuxième entraînante, les deux ensemble REINTERPRÉTÉES par Hape Kerkeling sont hilarantes. Si tant est que ces chansons aient vraiment existées originalement, je n'ai pas vérifié, mais une chose est certaine : interprété par Hape Kerkeling, le plagiat ne peut qu'être définitivement meilleur...

Bon courage! ... mais surtout : amusez-vous bien!

Ah, j'oubliais : cette vidéo est en allemand. Mais ce n'est pas grave. Pour ceux qui ne comprennent pas l'allemand, la gestuelle à elle seule en vaut la peine! (surtout à la fin de la deuxième chanson!)

Published by Les Nains d'Orgue - dans N'importe quoi
commenter cet article
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 13:42
Je suis...
Published by Les Nains d'Orgue - dans Société
commenter cet article
12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 21:26

 

Cher Hubert-Félix,

 

Dans ces heures troubles et désabusées, ne serait-il pas temps que l'humanité cesse elle-même de se fixer  sur les dieux impuissants...? (cf. l'article précédent...Annihilation de Hubert-Félix Thiéfaine)

 

4552788_6_e1ec_la-mascotte-du-festival-international-de-la_.png

Published by Naine Charlie - dans société
commenter cet article
15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 22:55

 

35 ans que j'écoute Thiéfaine... Qu'en est-il de ces heures troubles et désabusées
Où les dieux impuissants fixent l'humanité?...

35 ans et ce n'est qu'un début... Qui donc pourra faire taire les grondements de bête

Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes
Qui donc pourra faire taire les grondements de bête?...

Thiéfaine, l'énergie du désespoir a fait place à la stratégie de l'inespoir.

C'est inespéré...

 

 

Published by Naine Thiéfaine - dans Musique
commenter cet article
19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 11:06

Me voilà de retour après des mois d'absence dans la rubrique littérature.

Il est sorti lundi, en pleine semaine de surbookage...j'ai du attendre hier soir pour le dévorer...

Les éditions Zulma, une fois de plus ont habillé ce livre avec géométrie et couleurs, un peu à la Mondrian. Cela nous rappelle la couverture à la Delaunay de notre si délicieux  Rosa candida (en vignette ci-dessous)

l-exception-hd-copie-1.jpg

 

rosa-candida-zulma.jpg

L'auteur Audur Ava Olafsdottir, cette fois-ci aborde la rupture, la séparation, et la reconstruction de soi-même après cette déchirure imprévisible, mais tellement visible après introspection: le coming out de l'être aimé avec qui l'héroïne avait prévu de vivre non  pas pour l'éternité , mais au moins pour un demi-siècle .

Tout commence à l'aube d'une nouvelle année...Floki s'en va avec Floki, son collègue, son amant, son complice dans leur travail sur la théorie du chaos. Et cette parole perdue dans les bruits des pétards de la nouvelle année et le flop du bouchon de champagne sème le chaos dans la vie de cette femme qui n'a rien vu venir.

Floki avec Floki, les enfants jumeaux, les deux papas de Maria, les deux Albert; les doubles vies:  beaucoup d'êtres vont par deux, même les arbres...cette duplicité, cette dualité est peut-être une source d'équilibre dans ce monde.

(déjà dans Rosa Candida: le héros avait un frère jumeau rappelez-vous et dans l'embellie aussi l'amie quelque peu déjantée attendait des jumelles)

Tel un hamac accroché en pleine nuit hivernale islandaise entre les deux sorbiers du jardin: un équilibre un peu farfelu sous l'infinité du ciel étoilé.

Maria , restera la femme de la vie de Floki, l'exception de la vie de Floki. Mais cela ne change en rien la solitude et le désarroi de Maria qui sont pris en charge par l'étrange voisine Perla, une naine pétillante conseillère conjugale et auteur de polars pour un romancier policier en manque d'inspiration. Ce personnage peu conventionnel, autre exception,  nous rappelle un peu dans ses discussions avec Maria les échanges du héros avec le moine jardinier/cinéphile dans Rosa Candida.

Maria avance dans le cheminement de sa nouvelle vie en se recontruisant peu à peu, au gré des allers retours  et des découvertes dans son passé et des échanges quotidiens avec Perla. 

Tout cela pour aboutir à la recherche d'une autre exception d'un an à peine, espérée depuis 6 ans et plus, venue d'ailleurs qui aidera peut-être à la reconstruction d'un nouvel équilibre pour notre héroïne engagée de longue date dans l'aide humanitaire.

Dans ce livre toujours aussi bien écrit et traduit par Catherine Eyjolfsson (merci chère traductrice de nous offrir pour la 3ème fois ces bonheurs littéraires islandais), la poésie est toujours là : la description visuelle et sensuelle de la nuit polaire, de la neige, de la mer avec ses crêtes gelées, de la lave arrêtée à jamais en pleine lande arctique...rien que du bonheur.Et comme toujours l'humour est là à chaque chapitre, et un rire ou un sourire nous emporte un peu plus loin .

Je ne peux évidemment que vous dire d'aller très vite chez votre libraire préféré(e), et de vous procurer ce livre.

Et  comble de bonheur si vous avez manqué Rosa Candida et L'embellie les deux  précédents romans: ils sont sortis tous les 2 en poche !

Naine Mithril

N'hésitez pas à relire l'article sur Rosa Candida (février 2011 rubrique littérature)

rosa-candiada.jpg

l-embellie-9782846667739_0.gif

 

ou si vous préférez avec la collection zulma :

l-embellie-original.jpg

 

Pour ceux qui souhaite lire l'embellie:

C'était l'histoire d'une jeune femme peu conventionnelle, qui vient de rompre avec son amant occasionnel (ou est-ce lui qui a tenté de rompre?? Un doute plane), et qui se retrouve abandonnée par son mari avec qui elle n'a jamais vraiment communiqué . Cette femme un peu fantasque, totalement maladroite avec les jeunes enfants et peu tentée dans le fait de devenir un jour une  maman (un passé douloureux évoqué en italiques semble en être à l'origine), se voit confier par son amie musicienne Audur enceinte de jumelles ( amie totalement à l'ouest) pour quelques jours un enfant de 4 ans sourd et avec de grosses lunettes. Elle, une traductrice de plus de 10 langues différentes, linguiste confirmée se voit confrontée aux problèmes de communications avec Tumi qui la prend un peu au dépourvu. Au début désemparée, ele entreprend un  voyage autour de l'île noire, l'Islande si chère à l'auteur, île noire qui ressemble "à un chien" selon Tumi. Avec cet enfant, elle apprend peu à peu à le comprendre, à communiquer au delà des simples mots en un mot à l'aimer. Durant ce voyage peu commun dans les landes arctiques, cette femme va de rencontre en rencontre, d'aventures intimes en aventures intimes. Ce livre comme le précédent, met en avant la sensualité : pas seulement sexuelle, mais aussi gustative (le livre s'achève avec des recettes) , olfactive, visuelle, tactile, auditive...en un mot un livre sur la sensualité de la vie.

 


 

 

 

ci-dessous un extrait des 11 questions posées à l'auteur lors de la sortie de l'embellie sur le site

lechoix deslibraires.com

  • Le courrier des auteurs : 10/09/2012

1) Qui êtes-vous ? !
Je ne suis pas sûre. Je pense qu´il y a plusieurs moi en chacun de nous et en chacun de ces moi quelque chose d´inconnu. Tant mieux. La vie est changement et je suis en constante recherche des lieux, des livres et des rencontres qui puissent me permettre de me dépasser et d´avoir un regard neuf sur le monde.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Même si l´Embellie est l´aventure d´une héroïne insolite qui effectue un voyage intérieur ou métaphysique tout comme le protagoniste de Rosa candida, c´est plus complexe que ca. Je pose dans ce roman des questions sur la liberté, sur le temps, sur le hasard (... l´infortune suscite parfois des malheurs à la chaîne, de même que la veine peut attirer la veine... p. 132) et surtout sur le rôle du langage dans la communication. Pour une héroïne qui parle une quantité de langues mais n´a pas la parole particulièrement facile, il fallait un partenaire de voyage qui ne parle pas pour montrer qu´il existe un monde au-dessus des mots. Je ne crois pas que les mots puissants rendent compte de notre réalité, la communication passe aussi par les gestes, les regards, par le toucher, le sentir et le goûter. Or l´Embellie est aussi un roman sur le corps et l´expérience où la perception corporelle joue un rôle important dans la vie de l´héroïne. Mais ce n´est pas seulement un livre sur le corps d´une femme, mais aussi celui sur le corps d´une île.
Le livre a été très bien reçu en Islande (encore mieux que Rosa Candida) et a eu un prix important. Un critique islandais a écrit que le livre était «... entièrement féminin, comme si l´auteur avait voulu lancer un défit aux scènes de corrida de Hemingway !... Je crois - au moins je l´espère - qu´il a voulu dire par là que je lance un défi aux stéréotypes littéraire de la masculinité et la féminité !

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Mon éditeur espagnol m´a expliqué qu´il avait tenté de choisir une phrase clé du livre et qu´il s´était trouvé avec dix pages rempli de phrases clés !
Peut être je pourrais tenter celle-là : «Les femelles veillent sur la progéniture les unes des autres, c´est en tout cas ce que font les canes du lac. (p.140).

Si c´était un passage ca pouvait être celui-ci :... C'est à ce moment précis que m'effleure pour la première fois l'idée que je suis une femme au milieu d'un motif finement tissé d'émotions et de temps, que bien des choses qui se produisent simultanément ont de l'importance pour ma vie, que les événements n'interviennent pas les uns après les autres, mais sur plusieurs plans simultanés de pensées, de rêves et de sentiments, qu'il y a un instant au coeur de l'instant. Bien plus tard seulement, la mémoire fera son tri et discernera un fil dans le chaos de ce qui a eu lieu. C'est exactement ainsi que les destins d'une femme et d'une bête s'entrecroisent. La conductrice écoute une chanson espagnole d'amour et de regret, elle jette un bref coup d'oeil dans le rétroviseur pour voir comment son petit compagnon de voyage sourd se débrouille avec son Chocolait et sa banane, au même moment un mouton décide de traverser la route juste au nez de la voiture, ou bien prend peur... que sais-je du fonctionnement psychique d'un représentant de la souche antique et pure des moutons d'Islande ? Le temps est un film qui passe au ralenti.... (p. 203)

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Quand la femme protagoniste écrase un mouton sur son chemin elle écoute une chanson espagnole d'amour d´un film d´Almodovar qui dit ; piensa en mi
Cuando sufras. Quand tu souffres, pense à moi.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Mon monde imaginaire et mon écriture qui est différente d´autres écrivains tout comme leur monde est différent du mien. J´avoue aussi avoir des choses à dire !

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Non, il me faut juste un stylo ! Je peux écrire n´importe où sauf si je souffre du mal de mer.
C´était pareil pour les grecs anciens et l´amour. S´ils souffraient du mal de mer ils ne pouvaient pas tomber amoureux.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
Elle est toujours là. Mais comme j´enseigne toujours à plein temps à l´Université d´Islande, c´est surtout le temps pour écrire qu´il me manque.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ?
Je lisais déjà islandais à 4 ans mais comme je ne trouvais pas toujours des livres que j´aurais aimé lire je m´inventais des histoires. Mais j´étais encore trop petite pour écrire. En lisant je «corrigeais» souvent des livres d´enfant en rajoutant des pages ou même des chapitres entiers ! Je savais qu´un jour j´écrirai des livres mais c´était encore un secret et je n´étais pas pressée non plus car je voulais d´abord tenter d´autres aventures. Ce que j´ai fait. Aujourd´hui je fais un peu comme dans l´enfance ; j´écris des livres que j´aurais aimé lire mais que je ne trouve pas. Ce qui ne m´empêche pas d´apprécier des oeuvres d´autres écrivains.

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lectrice) ?
Quand j´ai appris à lire et que j´ai découvert que j´avais accès à un nouveau monde où tout étaient possible et qui était sans restrictions du temps et de l´espace.

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
Non. Mais quelqu´un a dit qu'un lecteur cherche dans un livre ce que lui manque dans sa vie.

11) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ?
Avec les vastes espaces de silence en Islande les librairies sont mes lieux préférés. D´ailleurs ils se ressemblent à bien des égards.

Published by Les Nains d'Orgue - dans littérature
commenter cet article
1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 13:32

Nachfolgend die schriftliche Umsetzung eines Beitrages im deutschen ZDF-Fernsehen von 2009 über die Veröffentlichung des Romans Unendlicher Spaß (Infinite Jest) von David Foster Wallace:

 

 

 

 

'Im September 2008 erhängte sich 46 jährig nach Jahrzehnten Depression einer der besten Schriftsteller seiner Generation: David Foster Wallace.

 

Unendlicher Spaß, im Original Infinite Jest, heißt sein Opus Magnum, es erschien bereits 1996. Aber erst 2009 auf Deutsch, es galt als unübersetzbar, wie Ulysses von James Joyce. Für unübersetzbar vielleicht, aber gewiss nicht für unlesbar. Obwohl der 1500 Seiten starke Roman seinen Bewunderern  Kondition und Hingabe abverlangt. Fragen Sie bitte nicht nach der Story, sie ist ein unüberschaubares Labyrinth zwischen Drogen und Klinik und Tennisakademie, wie das Leben des Autors. Es ist ein tief trauriges Buch, wenn man es durchsteht aber auch ein unendlicher Spaß, meint Miriam Böttger, die David Foster Wallace kannte und das einzige deutsche Fernsehinterview mit ihm führte:' 

 

„Es gibt Dinge, die man über das Buch nicht sagen sollte, wenn man ihm Leser wünscht. Man sollte vermeiden, das Buch anspruchsvoll detailliert und kompliziert zu nennen, verschweigen, dass es 1500 Seiten hat von einer Papierbeschaffenheit, die man sonst nur in Gebetsbüchern findet. Dass es über unzählige Fußnoten verfügt, auf keinen Fall darf das Wort „durchhalten“ fallen! Man sollte eigentlich auch keinen Fernsehbeitrag mit Außenansichten an das Buch anfangen, aber egal. Der Roman „Unendlicher Spaß“ von David Foster Wallace weist wirkliches Vergnügen, wenn man so etwas Altmodisches wie Disziplin aufbringt.

 

Als Wallace sich mit 46 Jahren 2008 das Leben nahm, verlor die amerikanische Literatur einen ihrer begabtesten und originellsten Schriftsteller. Bevor er sich dem Schreiben zuwandte, war Wallace so einiges, Tennisass mit guten Aussichten, Profi zu werden, Mathematik- und Philosophiefreak, Drogenkonsument. Schließlich ein von Fans und anderen Literaturgroßen  verehrter Schriftsteller, obwohl er sich selber vermutlich nicht so vorkam .  Bis zu seinem Tod lehrte Wallace an einem College in Kalifornien „kreatives Schreiben“. Er selbst wollte darüber schreiben, wie es sich anfühlt zu leben, statt davon abzulenken, wie es sich anfühlt, zu leben.

 

D. F. Wallace: „Wenn ich etwa lese, das gut und wahr ist, gelingt es mir die Mauer meines Selbsts zu überwinden, Teil einer anderen Person zu werden, wie ich es sonst nicht kann. Wie wir alle es im normalen Leben nicht können. Ich merke dann plötzlich, dass andere Menschen genauso denken, reden und fühlen wie ich. Denn ich habe manchmal Angst, dass etwas mit mir nicht stimmt, dass niemand so ist wie ich. In dieser Art von Gemeinschaft und Mitgefühl liegt ein unglaublicher Trost. „


Es gab selten jemanden, der sich so gut in alles Menschliche einfühlen konnte, gleichzeitig aber so klar denken und analysieren und so witzig pointiert und elegant formulieren, dass das Betrachtungswinkel auf geniale Weise um einige Grad verschoben war.

 

D. F. Wallace: „Ein Ausgangspunkt des Buches ist eine Grundhaltung, die man in der amerikanischen Kultur, besonders in der Unterhaltung und der Werbung findet, die sehr reizvoll ist für Menschen als Individuum,  nämlich, dass man sich nichts und niemandem unterordnet. Es gibt kein höheres Gut als das eigene Wohl und das eigene Glück. In meinem Buch aber zeigen einige Charaktere, dass - und davon bin ich überzeugt -, wir alle irgendetwas anbeten, dass wir alle diesen religiösen Impuls in uns tragen. Bis zu einem gewissen Grad können wir wählen, was wir anbeten. Aber es ist doch ein Irreglaube, anzunehmen, wir seien nur uns selbst verpflichtet. Wir geben uns immer einer Sache hin, sei es dem Genuss oder einer Droge oder dem Wunsch, viel Geld zu verdienen und uns schöne Dinge leisten zu können.“


Unendlicher Spaß ist seine Abrechnung mit der Unterhaltungssklaverei der Spaßgesellschaft, mit dem in der amerikanischen Verfassung verbrieften „Pursuit of Happiness“, dem Recht nach Glück zu streben, das Wallace als Recht auf Betäubung, als Flucht vor den wirklichen Dingen des Menschseins empfindet.  Der Roman spielt in einer nahen Zukunft, der gregorianische Kalender wurde aufgegeben zugunsten der Sponsoren-Zeitrechnung. Firmen mieten vom Staat ein Jahr und pappen der Freiheitsstatue die Logo auf. Ein Teil der Handlung ereignet sich im Jahre der „Inkontinenzunterwäsche“. Einer der zwei Hauptfiguren ist Hall Incandenza, Zögling einer Elitetennisakademie und Wörterbuchfetischist. Die andere, Don Gatelee, wohnt in einem Asyl für Drogenabhängige. Wallace verteilt Details seiner eigenen Biographie auf  mehrere Protagonisten und Sphären, und lässt diese interagieren. Und dann gibt es im Buch auch noch diesen Film, der so unfassbar unterhaltsam ist, dass seine Zuschauer darüber Schlaf, Nahrung und Notdurft vergessen und in ihren Sesseln „verenden“.

 

All das galt lange als unübersetzbar.

 

Ulrich Blumenbach, den man wegen seiner Leidenschaft und Sprachenbesessenheit als "Extremist" unter den Übersetzern bezeichnen muss, arbeitete sechs Jahre an „Unendlicher Spaß“:

 

U. Blumenbach: „Ein  riesiger Wortschatz, der einfach sehr viel Recherche und Nacherschaffungen im Deutschen erforderte, sehr sehr lange Sätze, die einfach auch erst mal in ihren ganzen Perioden und so durchdrungen sein wollten, bevor ich anfangen konnte, sie auf Deutsch nachzubilden. Und dann eben auf der rein  inhaltlichen Ebene manchmal sehr finstere Geschichten über einzelne  amerikanische Figuren. Für Wallace brauche ich immer die großen enzyklopädischen Wörterbücher, […] fast immer dabei war das Roche Lexikon der Medizin, ein Slang-Wörterbuch, und auch noch eins auf Deutsch… Dann hatte ich mit dem Stapel auf dem Schreibtisch schon langsam Schwierigkeiten… Wie jeder gute Autor - oder auch wie jeder schlechte -  schreibt der man bei sich selber ab und hat einfach Formulierungen aus seinen Essays … im Roman wieder mit verwurstelt… ja, und so ging das dann…“


Ein Buch  wie das von Wallace erscheint heute fast anachronistisch. Seine Kunst, sein Humor, seine Klarsicht lassen etwas so fast wie Erlösung erahnen. Etwas, worauf viele sich sehnen, ohne es zuzugeben.'

 

Link zu dem Video im ZDF-Fernsehen:

 

http://www.youtube.com/watch?v=nZV9x8koFqA  

Published by naine infinie - dans littérature
commenter cet article
18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 22:35

Voici la suite de l'entretien accordé à la chaîne télévisée allemande ZDF, dont la première partie est résumée dans l'article précédent - Peur de lire la Plaisanterie Infinie de David Foster Wallace, (1ère partie)?

 

« Le fait de lire exige que l’on soit assis tout seul dans une pièce calme, tranquille … et j’ai des amis, des amis intelligents, qui n’aiment pas lire parce que cela les … ce n’est pas simplement que cela les ennuie, mais c’est qu’il y a là une sorte de peur qui surgit, je pense, à devoir être tout seul et à devoir être tranquille, au calme et c’est une chose que, vous voyez quand vous vous promenez ; quand vous marchez dans la plupart des espaces publics aux États-Unis, le calme y a disparu, on y diffuse de la musique  et la musique est une chose facile à tourner en dérision parce que c’est habituellement une musique horrible, mais il semble significatif que nous ne voulions plus que les choses soient calmes et tranquilles dorénavant. Et pour moi… je ne sais pas si je peux défendre mon point de vue, mais il me semble que cela a affaire avec … quand vous avez le sentiment que le but de votre vie est de vous valoriser vous-même et de continuer sans arrêt, il y a cette autre partie de vous-même, c’est la même partie qui a en quelque sorte faim de silence, de calme et de tranquillité et qui a besoin de pouvoir penser très fort à la même chose pour peut-être… une demi-heure au lieu de 30 secondes, cette partie-là n’est absolument pas nourrie… et cela se fait sentir dans notre corps, ici (il désigne sa poitrine)… je ne sais pas si cela a véritablement un sens, mais il est vrai qu’ici, aux États-Unis, chaque année la culture devient de plus en plus hostile, je ne veux pas dire par là hostile au sens d’« agressive », mais c’est juste que cela devient de plus en plus difficile de demander aux gens de lire ou de regarder une œuvre d’art pendant… disons une heure et d’écouter un morceau de musique qui soit compliqué à comprendre dans le travail du texte… Il y a beaucoup de raisons à cela, mais particulièrement de nos jours, dans la culture de l’informatique et la culture qui « entre et ressort en permanence » (in an out culture), tout va si vite et plus les choses vont vite, plus  nous nourrissons cette partie de nous-mêmes, mais nous ne nourrissons pas la partie de nous-mêmes qui aime… qui aime le calme et la tranquillité, qui est capable de vivre dans le calme et la tranquillité, vous savez, sans aucune espèce de stimulation… je ne sais pas… »


Vous, je ne sais pas, mais moi, je sais bien que je ressens souvent la même chose…

 

le passage transcrit ici se trouve dans la vidéo au bout de 2:10 mn:

 

 

 

 

 

Texte original de l’entretien :


 “Reading requires seating alone by yourself in a quiet room and I have friends, intelligent friends, who don’t like to read, because they get… it is not just bored, there is an almost dread that comes out, I think, here about having to be alone and having to be quiet and you see that when you are walking; when you are walking in the most public spaces in America, it is not quiet anymore, they pipe music through and the music is the easy thing to make fun of because it is usually horrible music, but it seems significant that we don’t want things to be quiet ever anymore and to me… I don’t know that  I could defend it, but that seems to me it has something to do with… when you feel like … the purpose of your life is to gratify yourself and get things for yourself and go all the time, there is this other part of you, that is the same part that is almost hungry for silence and quiet and thinking really hard about the same thing for maybe half an hour instead of  30 seconds, that doesn’t get fed at all … and it makes itself felt in the body and the kind of dread in here (he shows his chest)… I don’t know whether that makes a lot of sense, but it is true that here in the US, every year the culture gets more and more hostile, I don’t mean hostile like angry, just it becomes more and more difficult to ask people to read or to look at a piece of art for …an hour or to listen to a piece of music that is complicated in the text work to understand, because … there are a lot of reasons , but particularly now in the computer and in and out-culture everything is so fast and the faster the things go, the more we feed that part of ourselves, but don’t feed the part of ourselves that likes … that likes quiet, that can live in quiet, you know,  without any kind of stimulation… I don’t know…”

Published by Naine aquatique - dans Culture
commenter cet article
18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 14:31


David Foster Wallace (1962-2008) est devenu au fil des ans, en encore plus depuis son suicide en 2008, un romancier et philosophe américain « à la mode », et un objet de culte presque planétaire.  

 DFW2

Je suis pourtant prête à parier que peu de lecteurs en France se sont attaqués à ses romans, notamment à Infinite Jest*, paru en 1996 aux États-Unis, qui n’a apparemment toujours pas été traduit en français à ce jour pour la bonne et simple raison que les traducteurs se cassent les dents sur cet ouvrage depuis des années, tant la structure et le style, le vocabulaire-même, souvent réinventé, et les notes en bas de page incorporées au texte du roman nous confrontent autant à une quête sémantique qu’à une gageure linguistique… Ce roman a cependant été publié en Allemagne dans sa traduction « Unendlicher Spaß». Il semblerait ainsi que la langue allemande se prête mieux aux labyrinthes du style de Wallace. Il s’agit donc, comme l’indique le titre, d’une « Plaisanterie infinie » dont nous parle Wallace… Pour ma part, cela fait des mois que je « rame » littéralement pour lire les 1079 pages de ce roman dans sa version originale américaine et il semble que je ne sois pas la seule, si j’en crois certains amis anglophones pourtant érudits…je fais donc bien attention de ne pas perdre le fil de la narration débordant de personnages dans un monde futuriste marchant sur la tête et dans tous les sens. Wallace est unanimement réputé pour avoir « révolutionné » la langue américaine ; un peu trop peut-être ?... Je plaisante, bien sûr ! (m’enfin… comme dirait Gaston, notre vieil ami de bande dessinée …). Quant aux titres de ses romans ou recueils de nouvelles, ils sont assez surprenants : Brefs Entretiens avec des Hommes HideuxLa Fille aux Cheveux étranges, La Fonction du Balai etc...

  

  Penchons-nous un instant sur le philosophe Wallace cité si abondamment dans les médias. Bizarrement, chez Wallace, tout semble se passer « à l’envers » : il est bien titulaire d’une thèse de philosophie, un essai sur le philosophe Richard Taylor intitulé « Fate, Time and Language , An Essay on Free Will», mais il est surtout un romancier réputé pour avoir révolutionné la langue et le genre littéraire américains. Pourtant, ce n’est  pas seulement le romancier aux œuvres ardues et déroutantes qui font de lui l’un des intellectuels américains les plus connus de la culture américaine, mais tout autant ses considérations philosophiques, au détour d’un discours, d’un entretien.

   

Il apparaît donc être manifestement devenu depuis sa mort un philosophe culte. Attention danger… cela dit, ce phénomène s’explique aisément, si l’on considère que Wallace exprime son sens aigu de l’observation de notre société de manière très simple - contrairement au style de ses romans - et sans effets ronflants de vocabulaire, sans grandes argumentations théâtrales, et il le fait presque en s’excusant d’être celui qui doit le dire… un style qui plaît, donc, qui me plaît aussi, mais là n’est pas la question. 


Il n’est pas étonnant en effet que, dans leur besoin de « sens », beaucoup de personnes se tournent vers cet intellectuel qui n’abuse pas de son influence dans ce qu’il nous dit, mais qui donne à celui qui l’écoute matière à penser, à réfléchir bien plus qu’à croire. Ainsi en témoignent chez Wallace les fameux mots récurrents : « well, I don’t know… », « I’m not sure but… », lesquels ne sont pas uniquement des hésitations en soi, mais plutôt l’indication d’un esprit toujours en mouvement et un point de départ vers tous les possibles de la pensée. Bref, on a l’impression de « penser avec » lui et c’est cela qui plaît en général parce que cela … rassure aussi !


En 2005, Wallace a tenu une allocution devant les étudiants du Kenyon College, dont le texte s’intitule This is Water (C’est de l’eau). Qu’est-ce qu’apprendre à penser, demande-t-il ? C’est trouver la vraie liberté, celle qui réclame d’ouvrir notre espace intérieur sur  les autres et exige l’empathie dans nos relations avec eux. C’est cela apprendre à penser dans la violence de l’éternel retour du pénible quotidien…

 

 

Dans un entretien accordé en 2003 à la chaîne télévisée allemande ZDF, le philosophe et romancier expliquait qu’il existe une véritable cassure au sein de la littérature américaine avec, d’un côté la littérature commerciale – les romans de Stephen King, Tom Clancy, Grisham, parmi lesquels certains sont, selon lui, vraiment bons et qui leur font gagner énormément d’argent, étant très demandés par le public, et de l’autre, la littérature « sérieuse », les livres sérieux pour lesquels il y a certainement plus de demande en Europe qu’aux États-Unis.  De l’autre côté de l’Atlantique, nous dit-il, « il n’y a qu’une petite partie, environ un-demi million à un million de lecteurs, lesquels appartiennent pour la plupart aux classes moyennes supérieures et qui ont été éduqués aux plaisirs que l’on éprouve à fournir le travail difficile qu’exigent la lecture, la musique, l’art en général ». L’influence de cette culture exigeante ne se fait sentir que dans un cercle restreint, dans lequel Wallace dit se situer lui-même ; comparée à la musique populaire par exemple, comme le Rock’n Roll et le Hip Hop, l’influence culturelle autant qu’économique de la musique classique est quasiment nulle. Wallace, qui n’est jamais sûr de rien « I don’t know… », « I’m not sure but… » et qui fait preuve en cela d’un charme intellectuel rafraichissant si on le compare aux arrogantes assertions de certains intellectuels français dont on ne retient déjà plus que le sigle (tant qu’à faire dans le « commercial » ou la pub, je préfère autant DFW comme marque « déposée » que BHL !) se dit que « probablement, l’éducation américaine était meilleure et plus exigeante autrefois,  quand les enfants n’avaient pas d’autre choix que de réaliser qu’il y avait certaines choses qui étaient difficiles et qui impliquaient une certaine corvée, mais qui, au final, se révélaient très satisfaisantes. Mais de plus en plus, aux États-Unis, les gens produisant des choses sérieuses, plus difficiles et qui sortent de l’ordinaire, ont eu une audience de plus en plus restreinte. »

 

 

 

 

 

 Dans un prochain article, je publierai la suite de cet entretien dans sa traduction française et dans lequel il nous explique pourquoi les gens ont généralement « peur » de lire.



*Le titre Infinite Jest est une citation tirée de Hamlet de Shakespeare

 

Published by Naine aquatique - dans Culture
commenter cet article
8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 11:02

Les carnets de Cerise: le tome 2 vient de sortir, les dédicaces de Montreuil, de librairies d'ici et d'ailleurs tombent telles des petits flocons de bonheur partagé.

Les carnets de Cerise

Scénario Joris Chamblain, dessin Aurélie Neyret,

t1 "le zoo pétrifié"

couv-cerise-t1.jpg

t2 "le livre d'Hector

couv-cerise-t2.jpg

 

Cerise est une petite fille de 10 ans qui veut devenir romancière et qui note et dessine sur ses carnets toutes ses réflexions, déductions, observations...du monde qui l'entoure en oubliant, en délaissant et en impliquant ses deux amies tour à tour.

cerise-copines.jpg

 

Mais il faut apprendre à composer aussi avec le monde des adultes (mère, amie écrivain...)

La curiosité n'est pas forcément un vilain défaut, car c'est cette insatiable curiosité de comprendre qui amène Cerise à permettre à des personnes bloquées dans un autre temps, le temps du souvenir, le temps des regrets, d'accéder à l'accomplissement de leur idéal au présent.

Dans le 1er tome ,sorti l'an dernier, c'était un vieux farfelu plein de peinture qui attirait l'attention de Cerise, et un vieux zoo digne d'un vieux Vincennes abandonné va pouvoir retrouver des couleurs sans maltraitance pour les animaux.

Dans le tome 2 , l'histoire est encore plus intime, Cerise pénètre de manière qui semble abrupte au départ dans le passé amoureux d'une vieille dame, passé amoureux abîmé par la guerre et laissé sans réponse.

Dans ces deux livres, tendres plein d'émotions, de colères parfois entre Cerise et sa mère, entre amies, c'est la poésie et la pudeur qui l'emporte. Rien n'est trop appuyé, tout se fait en douceur par petites touches subtiles.

Le dessin se joue sur deux styles: les dessins et notes enfantines de Cerise (ses carnets).

                                                 les dessins magnifiques de la vraie vie de Cerise.


page-carnet-cerise.jpeg

 

 


Des bijoux de tendresse ces 2 opus, nous en redemandons encore et encore...mais il vous faudra attendre l'année prochaine...

Et les enfants de 9/10 ans peuvent les lire, et nous adultes ne nous en privons pas!

Naine Mithril


Published by Les Nains d'Orgue - dans bandes dessinées
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog des Nains d'Orgue
  • : Un blog collectif par des amis qui n'ont pas leur langue dans la poche.
  • Contact

Profil : Qui Sommes-Nous

  • Les Nains d'Orgue
  • Le blog des nains d'orgue est fait par une bande d'amis citoyens de France et de l'Union européenne. C'est le journal de leurs humeurs, de leurs coups de cœur, de leurs fous rires sur l'actualité, la science, les livres, le cinéma, les balades, l

Recherche

Liens